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Damantang à la Barre: « Je n’ai pas de maison, j’habite dans un appartement qui appartient à mon grand-père maternel »

Ancien ministre de la sécurité et porte-parole du gouvernement du président déchu Alpha Condé, Albert Damantang Camara a comparu devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) pour des faits mis à sa charge. Face au juge, il a détaillé des biens pour le moins modestes, loin des fortunes souvent évoquées dans les affaires de détournements présumés.

Poursuivi pour détournement de 222 milliards de francs guinéens lorsqu’il était à la tête du département de l’Enseignement technique, ainsi que 17 milliards 300 millions de francs guinéens durant son passage au ministère de la Sécurité, Albert Damantang Camara s’est présenté avec une liste de biens qui tranche avec le train de vie habituellement prêté aux hauts responsables de l’ancien régime.

L’ancien ministre a d’abord déclaré posséder deux comptes bancaires en France, ouverts à la Banque Postale dès 1991, bien avant son retour en Guinée survenu début 1999. « Sur le compte courant, j’avais 1 000 euros et sur le compte épargne, environ 250 euros », a-t-il précisé, ajoutant que ces comptes ont été alimentés à partir de 2010-2011, période où il a commencé à occuper des responsabilités ministérielles.

En matière immobilière, M. Camara se dit locataire. « Je n’ai pas de maison. J’habite dans un appartement qui appartient à mon grand-père maternel », a-t-il affirmé. Il a cependant reconnu être propriétaire de parcelles non construites : une à Maferinyah, une à Kissidougou acquise pour 18 millions de francs guinéens, ainsi qu’un terrain à Dubréka reçu en héritage de sa famille paternelle.

Une interrogation a porté sur quatre parcelles qui auraient été acquises par la société SAGIO, dont l’ancien ministre faisait partie. « Il est possible que SAGIO ait acheté quatre parcelles sans que je ne sois au courant », a-t-il déclaré, prenant soin de se dédouaner d’éventuelles acquisitions effectuées à son insu.

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Concernant son statut professionnel, Camara a tenu à préciser : « J’ai servi l’État en tant que ministre, mais je ne suis pas fonctionnaire. » Il a ensuite évoqué son patrimoine automobile. Il possède aujourd’hui un véhicule Prado, obtenu par réforme administrative et acheté 25 millions de francs guinéens. « J’ai tous les documents », a-t-il assuré. Il a également déclaré avoir possédé une Wrangler, achetée « cent et quelques millions » – sans plus de précision –, qu’il a revendue. « J’ai acheté les deux véhicules lorsque j’étais ministre », a-t-il souligné.

Cette comparution s’inscrit dans la vaste opération de transparence et de lutte contre la corruption menée par la CRIEF, qui a déjà convoqué de nombreuses personnalités de l’ère Condé. La déclaration d’Albert Damantang Camara, d’une grande modestie apparente, ne manquera pas d’être vérifiée par le parquet, notamment en ce qui concerne les comptes français et les éventuelles parcelles de SAGIO.

Bah Mohamed pour Siaminfos.com

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