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CRIEF : Dr Ibrahima Kourouma reste en prison malgré sa relaxe, le parquet se pourvoit en cassation

Le feuilleton judiciaire de Dr Ibrahima Kourouma connaît un nouveau rebondissement. Alors que l’ex-ministre venait d’être blanchi par la chambre des appels de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF), le parquet spécial a immédiatement contesté cette décision, maintenant ainsi l’ancien ministre de l’éducation nationale en détention.

Mardi 17 février 2026, la chambre des appels dirigée par le juge Francis Kova Zoumanigui avait rendu un verdict clair. Dans son arrêt n°001, la Cour a estimé que les faits reprochés à Dr Ibrahima Kourouma ne constituaient pas un délit d’enrichissement illicite, prononçant par conséquent sa relaxe. Un véritable « gain de cause » pour l’ancien ministre qui voyait la porte de la prison s’entrouvrir.

C’était sans compter sur la réaction du ministère public. Quelques heures seulement après le délibéré, le substitut du procureur spécial, Ousmane Sanoh, a officiellement formé un pourvoi en cassation auprès du greffe de la CRIEF.

L’effet suspensif du pourvoi

En droit guinéen, le pourvoi en cassation introduit par le parquet dans ce type de procédure a un effet suspensif. Cela signifie que l’exécution de l’arrêt de relaxe est immédiatement interrompue. Conséquence directe et amère pour Dr Ibrahima Kourouma : sa mise à disposition de la justice est annulée. Loin de retrouver la liberté, il reste détenu dans l’attente de l’examen de son dossier par la Cour suprême.

L’affaire passe désormais entre les mains de la plus haute juridiction du pays. La Cour suprême ne se penchera pas sur les faits eux-mêmes, mais sur la régularité de la procédure et la bonne application du droit par la chambre des appels de la CRIEF. Elle devra déterminer si l’arrêt n°001 est conforme aux textes.

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Dans l’immédiat, l’ancien ministre reste donc privé de liberté, suspendu à la décision des juges suprêmes. Cette nouvelle étape judiciaire promet d’être âprement disputée.

La décision de la Cour suprême, dont la date d’audience n’est pas encore fixée, sera déterminante. Elle scellera définitivement l’avenir judiciaire de Dr Ibrahima Kourouma, soit en confirmant sa relaxe et en ordonnant sa libération, soit en cassant l’arrêt et en renvoyant l’affaire pour un nouveau procès.

Bah Mohamed pour Siaminfos.com

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