Les autorités locales de Koubia, en charge des questions de l’enfance, en accord avec les services de sécurité, ont procédé à l’application d’une décision de justice. Cette décision interdit à tout mineur de fréquenter les lieux de loisirs au-delà de 22 heures.
En amont, des séances de sensibilisation ont été organisées à l’intention des enfants et de leurs parents. Elles visaient à expliquer le fondement de cette mesure, qui stipule que tout mineur appréhendé dans un lieu de loisirs après 22 heures sera poursuivi conformément à la loi.
Contacté par téléphone, Boubacar Timbo Barry, chargé des questions de l’enfance, a justifié cette décision. « Vous savez, les jeunes en Guinée et les enfants en particulier sont accros maintenant à la consommation de la chicha, du cannabis et des comprimés de tramadol. Dans ces lieux, vous verrez qu’il y a assez de mineurs. Donc, le procureur n’a fait que rappeler les dispositions du code de l’enfant, notamment les articles 790, 791 et suivants. Ces articles interdisent aux enfants de fréquenter les lieux de loisirs [inappropriés] et de visualiser des vidéos réservées aux plus de 18 ans. Nous avons donc procédé à une sensibilisation dans les écoles, les mosquées et à la radio rurale pour que les parents et les enfants eux-mêmes comprennent le bien-fondé de cette décision », a-t-il déclaré.
Après cette phase de prévention, les autorités sont passées à la phase de répression. Ainsi, 19 mineurs ont été interpellés, mardi 20 janvier 2026, par la gendarmerie lors d’un concert. Une décision que le chargé des questions de l’enfance compte étendre aux sous-préfectures.
« Hier mardi, 19 enfants ont été interpellés parce qu’il y avait un concert d’un artiste ici. Ce matin, je me suis rendu dans les locaux de la gendarmerie pour voir s’il y avait des enfants parmi le lot qui devaient être évalués. Heureusement, ce sont des élèves de la 9e année et de la 10e année qui doivent composer ce matin. Chaque parent qui venait pour récupérer son enfant était placé en garde à vue. Nous allons élargir cette application dans les sous-préfectures. Ceci est loin d’être un feu de paille, car nous comptons pérenniser cette décision », a-t-il ajouté.
Labé, Bachir Diallo pour siaminfos.com
