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Moyen-Orient : Trump suspend deux semaines la menace d’une frappe massive contre l’Iran

C’est un revirement spectaculaire que vient de faire le président américain, qui annonce ce mardi soir geler toute action imminente contre la République islamique. Une fenêtre diplomatique de quatorze jours s’ouvre, jusqu’au 28 mai. Même si la méfiance reste pour l’heure totale.

C’est sur son réseau Truth Social, à 22 h 35 TU, que Donald Trump a livré une information qui a surpris jusqu’à ses plus proches conseillers. « J’ai donné instruction au Pentagone de geler tout mouvement offensif. Nous offrons à la diplomatie une dernière fenêtre. Deux semaines. Pas une heure de plus. »

La sentence, tombée la semaine dernière, des bombardements « inévitables en l’absence d’accord », est donc suspendue. Une respiration de quatorze jours. Ni plus, ni moins, selon Donald Trump.

Selon plusieurs sources internes au Capitole, le président américain a cédé à une pression conjuguée : celle des alliés européens, inquiets d’un embrasement régional, et celle de plusieurs sénateurs républicains modérés, qui redoutaient une escalade sans issue. Dans sa déclaration, Trump affirme que l’Iran a soumis à Washington un plan « viable » en dix points, qu’il présente comme une base de travail pour négocier.

De son côté, Téhéran n’a officiellement confirmé aucun changement de position sur son programme d’enrichissement d’uranium à 60 %. Mais des échanges indirects par l’intermédiaire du sultanat d’Oman ont repris lundi, selon des informations concordantes. Surtout, les services de renseignement américains auraient détecté, selon une source proche du dossier, « des signaux positifs mais encore flous » émanant du corps des Gardiens de la révolution iraniens.

L’annonce a provoqué une onde de choc sur les marchés financiers. Le prix du baril de brut, qui avait bondi de 12 % en trois jours sous l’effet des menaces américaines, a reculé de 4 % dans les heures suivant la déclaration présidentielle. Une embellie de courte durée : les opérateurs redoutent une simple trêve tactique avant un affrontement ouvert, et l’or noir restait volatile en fin de journée.

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Dans la capitale iranienne, les autorités n’ont pas fait de déclaration officielle. Mais l’agence de presse Tasnim, proche des conservateurs, a diffusé une photo d’un missile sol-sol exposé dans une caserne, légendée d’une phrase qui en dit long : « L’attente n’est pas un abandon. »

Un message à double détente à l’adresse de Washington comme de l’opinion publique iranienne, que les dirigeants veulent tenir en haleine sans paraître céder à la pression.

Reste la question qui obsède désormais chancelleries et marchés : que se passera-t-il le 28 mai à minuit, si aucun progrès tangible n’est enregistré ?

Siaminfos.com

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