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Tensions à la frontière guinéo-libérienne : Le préfet de Guéckédou rassure et clarifie la situation

L’atmosphère est redevenue calme ce mercredi à la frontière entre la Guinée et le Libéria, après une montée de tension survenue la veille. Un incident impliquant des jeunes libériens et un drapeau a failli envenimer les relations entre les deux pays frères.

Tout est parti d’un geste provocateur mardi 10 mars 2026. Selon le préfet Mara, des jeunes civils libériens ont franchi ce qu’ils estiment être la limite naturelle pour planter leur drapeau national en territoire guinéen. « Il s’agit d’un différend lié à la délimitation entre la Guinée et le Libéria. Ce sont des jeunes Libériens qui ont hissé leur drapeau derrière le fleuve Makona », a-t-il expliqué.

L’acte, hautement symbolique, a immédiatement cristallisé les tensions. L’autorité préfectorale a précisé le contexte géographique de cet incident : « La borne guinéenne se trouve à 800 mètres de la bordure du fleuve et je ne sais pas quelle est la mouche qui leur a piqué de venir planter ce drapeau du côté guinéen, à 200 mètres du fleuve Makona. »

Face à cette occupation symbolique, des rumeurs d’affrontements et de tirs ont rapidement circulé. Le préfet de Guéckédou tient à rétablir la vérité : il n’y a eu aucun échange de tirs entre les forces de défense des deux pays. Les détonations entendues provenaient en réalité du côté libérien. « Les coups de feu qui ont retenti, c’est du côté Libéria pour disperser les jeunes, sinon il n’y a rien eu. Malgré les injures, les militaires guinéens sont restés sereins. On n’a jamais ordonné de répliquer par des tirs », a-t-il affirmé, saluant la retenue et la discipline des troupes guinéennes.

Face à la désinformation ambiante, les autorités préfectorales ont rapidement agi pour maintenir l’ordre et la quiétude. « Il y a eu désinformation et j’ai finalement décidé de sensibiliser nos citoyens. Je suis même allé au marché pour demander à chacun de vaquer librement à ses occupations. Nous étions là devant la frontière, on les observait et on se moquait même de leurs agissements. Il n’y a pas eu d’affrontement ni de blessés », a rassuré Kandia Mara.

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Des excuses au plus haut niveau

L’incident a rapidement été pris en charge par la voie diplomatique. Selon le préfet, des excuses ont été présentées par les autorités libériennes, tant au niveau ministériel qu’au sommet de l’État. « Le ministre de l’Intérieur libérien a présenté toutes ses excuses et a promis de donner des ordres pour enlever le drapeau. Je rappelle que ce ne sont pas des militaires qui ont fait cela mais plutôt des jeunes Libériens surexcités. Le président Libérien, très croyant et lucide, a présenté aussi ses excuses. Il a même défendu à ses hommes de riposter », a-t-il déclaré.

Si le drapeau libérien est toujours hissé à l’heure où nous parlons, le préfet de Guéckédou se veut confiant quant à un retour rapide à la normale, dans le respect mutuel et la fraternité qui lient les deux nations.

Cet incident, bien que clos, remet en lumière la nécessité d’une matérialisation claire et concertée de la frontière entre les deux pays. Pour l’heure, l’accalmie est de mise. « Il s’agit d’un problème de limite seulement. Nous sommes au-dessus de ces démêlés. Notre président Mamadi Doumbouya, nous a demandé de cultiver la paix le long de nos frontières », a conclu l’autorité préfectorale, invitant les populations à ne pas céder à la panique.

Labé, Bachir Diallo pour siaminfos.com

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