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Bah Oury aux patrons de médias: « Lorsque vous êtes à la tête d’une entreprise…, vous devez mettre en avant votre responsabilité de dirigeant d’entreprise »

Le Premier ministre guinéen tente de trouver toutes les raisons pour justifier la fermeture de certains médias par les autorités compétentes. Selon Bah Oury, la notion de responsabilité avait manqué à certaines entreprises de presse dont les licences ont été retirées.

Lors de l’ouverture du forum sur l’avenir de la presse en Guinée qu’il a lui-même présidé, Bah Oury a fait comprendre à l’assistance que l’Etat est au courant de tous les préjudices causés sur des journalistes dont les médias ont été fermés. Mais à l’en croire, cela va dans le principe de refondation. Une façon d’amener ces acteurs de médias à mettre en avant la notion de responsabilité. Car dit-il, la notion de liberté d’expression est relative aux valeurs et aux principes de chaque société.

« Je comprends que dans l’écosystème des hommes et des femmes de médias, certains en souffrent parce qu’ils ont perdu leurs sources de revenus. D’où la nécessité pour nous tous d’être responsables. Lorsque vous êtes à la tête d’une entreprise, que ce soit une entreprise économique ou une entreprise de presse, vous ne devez pas utiliser cette entreprise pour vos propres intérêts personnels. Mais vous devez mettre en avant votre responsabilité de dirigeant d’entreprise avec la prise en compte que des hommes et des femmes vivent par le fait que cette entreprise ait une activité. Que cette réalité ne nous échappe guère. Et c’est la nécessité dans le cadre de la dynamique de refondation d’amener l’ensemble des acteurs de la société de ce pays en toute chose de mettre en avant la notion de responsabilité. La notion de liberté, elle est toute relative parce qu’elle est interprétée selon des expériences et selon parfois des valeurs. Par exemple : comment peut-on considérer que c’est une liberté d’insulter les valeurs et les croyances de l’autre ? Certains considèrent que c’est un principe sacro-saint. Mais nous, nous ne pensons que j’ai la liberté d’insulter l’autre après je dis que c’est la liberté d’expression, non! Alors revenons aux valeurs fondamentales. Ma liberté s’arrête où commence la liberté de l’autre », a-t-il rappelé.

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Cheick Fantamadi pour Siaminfos.com

Tel:621818835

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