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Problématique de déchets à Conakry : le comité de pilotage du projet de Centre d’Enfouissement Technique (CET) de Baritodé tient sa première réunion technique

La gestion rationnelle des déchets à Conakry reste une priorité pour les autorités guinéennes et les partenaires techniques et financiers. C’est dans ce cadre que le comité de pilotage du projet de Centre d’Enfouissement Technique (CET) de Baritodé, a tenu sa première réunion technique ce jeudi, 29 janvier 2026, dans un réceptif hôtelier de Conakry. Objectif, réunir à nouveau autour de la table l’ensemble des parties prenantes audit projet, de nature à mettre en œuvre la création d’un CET aux normes internationales, prenant en compte notamment un centre de transfert et la valorisation du biogaz en électricité.
L’événement a connu la participation de tous les acteurs impliqués dans ce projet, notamment l’Union Européenne (UE) et l’Agence Française de Développement (AFD), qui financent conjointement ledit projet à hauteur de 70 millions d’euros. Selon les organisateurs, ce projet qui a été lancé en 2023, est une « réponse efficace » du gouvernement aux multiples nuisances environnementales et sociales de la décharge de la Minière. Présent à cette première réunion technique, le Directeur général de l’ANASP s’est tout d’abord réjoui de la présence de l’ensemble des parties prenantes. Monsieur Mamoudou Diane a laissé entendre que c’est une « opportunité de transmettre les informations par rapport à ce projet. Comme vous le constatez, notre pays, aujourd’hui, est confronté à une difficulté de l’aval de la filière de gestion des déchets. La décharge de la Minière est en état de saturation, et à chaque goutte de pluie, il y a un risque de péril de vie humaine aux alentours de cette décharge. Et l’État a pris conscience de ces difficultés, en sollicitant l’intervention des partenaires techniques et financiers, notamment l’Union Européenne et l’AFD, qui ont répondu heureusement à cet appel », a-t-il salué.
Plus loin, il a souligné que l’année dernière, les travaux de sécurisation physique du site de Baritodé et le renforcement des capacités de deux départements de tutelle, ont été effectués, citant notamment les voyages d’études. Cependant, il a n’a pas manqué d’indexer le « principal obstacle » a la mise en œuvre du projet. Il juge nécessaire de mettre en place un mécanisme de financement de ce projet. « C’est extrêmement important parce que ce projet ne peut pas attirer les investisseurs sérieux, si on n’arrive pas à mettre en place un système de financement pour attirer les entreprises sérieuses dans notre pays », a conclu le Directeur général de l’ANASP, invitant les participants à transformer les difficultés en opportunités, de nature à mettre en œuvre ledit projet.
Pour sa part, le Directeur pays de l’AFD a rappelé le bien-fondé du CET de Baritodé qui, selon lui, s’inscrit dans une « dynamique indispensable, celle de la modernisation du service public, de la gestion des déchets, dans un contexte où l’urbanisation rapide et la croissance démographique imposent des réponses fortes, structurées et durables. Au-delà d’un simple ouvrage, ce projet constitue un véritable changement de modèle, en permettant de réduire les dépôts sauvages et la pollution des sols et des eaux, d’améliorer les conditions de collecte et de traitement des déchets, de limiter les nuisances telles que la fumée, les odeurs, les risques sanitaires, et d’ouvrir la voie à des solutions plus ambitieuses à terme, valorisation, tri et économie circulaire », a déclaré Monsieur Antonin Cœur-Bizote, soulignant que la tenue de cette première réunion est un « signal fort ».
Cependant, il a fait remarquer que la réussite d’un projet ne repose pas uniquement sur les travaux ou les équipements, « mais aussi sur une coordination interinstitutionnelle efficace, une prise de décision partagée, un suivi rigoureux des engagements et une capacité à anticiper et résoudre collectivement les difficultés (…). Ce projet est attendu, il est observé, il est important qu’il produise des résultats mesurables et visibles pour les populations, d’autant qu’il est urgent de trouver une solution qui viendra en remplacement de la décharge de Dar es Salaam, arrivée à saturation.
L’objectif partagé doit être clair, permettre à Conakry de disposer d’une solution conforme aux standards, durable, financièrement soutenable et opérationnellement maîtrisée, avec une réelle capacité à assurer l’exploitation et la maintenance, et la pérennité des investissements », a-t-il suggéré.
De son côté, le Secrétaire général du ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures Monsieur Bachir Camara, a rassuré les parties prenantes à ce projet de la volonté manifeste des autorités guinéennes de rendre propre Conakry. « Nous nous engageons à trouver des solutions dans le meilleur délai. Ce projet de Baritodé est vraiment un point de départ. C’est l’un des projets phares du programme Simandou 2040 sous la vision et la clairvoyance de M. le président de la République, Mamadi Doumbouya. Il a instruit le ministère à faire tout son mieux, de toutes ses compétences, de regrouper l’ensemble des parties techniques, des investisseurs, pour faire de la Guinée un endroit de destination. Pour ce faire, la ville et l’intérieur de la Guinée doivent être propres. J’ose croire que nous sommes maintenant à bout de nos difficultés parce que nous avons regroupé des experts autour d’une table qui sont capables de discuter, de transcender les égos, de définir et de trouver une solution sur le long terme », a-t-il déclaré, soulignant que l’État guinéen mesure la dimension, l’engagement et la volonté des partenaires techniques de financer ledit projet.
Par ailleurs, Monsieur Bachir Camara a tenu à envoyer un message fort aux membres du comité de pilotage du projet de Centre d’Enfouissement Technique de Baritodé. Il a attiré leur « attention sur le fait que l’objectif de ce comité de pilotage n’est pas de revenir avec d’autres problématiques, à soulever d’autres points qui vont encore alourdir ou rétablir le projet. L’objectif serait de nous proposer des solutions faisables, qui sont applicables, des solutions optimales (…). Je vous lance le défi de trouver des solutions, des mots justes pour faciliter la prise de décision de la hiérarchie. »
Les participants se sont réjouis de la tenue de cette première réunion technique, en attendant la tenue de la deuxième prévue le 18 février 2026.

 

Mohamed Lamine SOUARÉ pour Siaminfos.com
Tél. : 627 56 46 67
E-mail : souaremohamedlamine56@gmail.com
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