La nuit de jeudi à vendredi a été tragique dans le district de Lariya, commune rurale de Tountouroun (préfecture de Labé). Amadou Foula Sow, un homme d’une trentaine d’années, père de six enfants, a été abattu par balles alors qu’il rentrait d’un match de football. Selon les premiers éléments de l’enquête, son agresseur ou ses agresseurs ont pris la fuite, laissant sur place sa moto, son téléphone portable et l’argent qu’il détenait.

La victime, menuisier de profession et originaire de Ley Nila (un secteur du district de Lariya), était également l’entraîneur de l’équipe locale. Ce jeudi soir, ses joueurs venaient de remporter une victoire 3 buts à 0 sur le terrain de Ley Korima.
« Il a déposé un jeune chez lui à Lariya, puis il a repris la route. C’est sur le chemin du retour que des inconnus l’ont fusillé », témoigne Mamadou Alpha Sow, président du district de Lariya, la voix brisée par l’émotion.
C’est un proche qui l’a alerté dans la foulée. « J’ai immédiatement appelé le sous-préfet. Il a alerté la gendarmerie et les agents de la protection civile. Quand nous sommes arrivés sur place, la foule était déjà mobilisée », ajoute-t-il.
Le corps d’Amadou Foula Sow a été transporté à la morgue de l’hôpital régional de Labé. Le sous-préfet de Tountouroun, l’adjudant-chef Ibrahima Poredaka Diallo, confirme la découverte d’éléments capitaux.
« Il a été atteint à la poitrine. Nous avons vu des douilles d’une arme de type PMAK (dérivé du fusil d’assaut Kalachnikov). La moto a également été touchée au réservoir, ce qui explique pourquoi elle n’a pas pu être déplacée jusqu’à la gendarmerie pour l’instant. Elle est sous la garde du président du district. »
Sur les auteurs présumés, le sous-préfet reste prudent : « Nous ne savons pas qui sont ces individus pour l’heure. La brigade de recherche est en train d’enquêter. »
Amadou Foula Sow laisse derrière lui une épouse et six enfants. Les témoignages recueillis décrivent un homme actif, généreux et très impliqué dans la vie de sa communauté.
« Nous avons perdu un jeune qui nous assistait beaucoup à Tountouroun. Je peux vous dire que c’est toute la commune rurale qui est endeuillée », confie, désemparé, le président du district.
Au moment de la rédaction de cette dépêche, la dépouille se trouvait toujours à la morgue de l’hôpital régional de Labé, dans l’attente des procédures légales et médico-légales.
L’enquête se poursuit pour tenter d’identifier les auteurs de cet assassinat qui plonge la région de Labé dans la consternation.
Labé, Bachir Diallo, pour siaminfos.com
