le retard des élèves, un défi persistant pour les établissements scolaires
Le retard des élèves dans les établissements scolaires reste une réalité dans plusieurs écoles de Guinée. Cette situation n’est pas sans conséquences sur la compréhension des cours et le parcours scolaire des apprenants. À Matoto, des responsables éducatifs appellent à une meilleure collaboration entre les écoles et les parents pour lutter contre ce phénomène.
Dans une école privée située à Kissosso, dans la commune de Matoto, la montée des couleurs a lieu à 7 h 45. Après cet exercice républicain, organisé en présence de quelques enseignants et élèves, le principal de l’établissement rappelle les règles relatives au respect des horaires, indispensables au bon déroulement des activités scolaires.
Pour Mohamed Djibrile Camara, directeur général de l’établissement, les retards des élèves entraînent des conséquences aussi bien sur le plan scolaire que sur le fonctionnement de l’école. Il estime que cette situation constitue une perte pour les apprenants, les parents et, plus largement, pour la nation.
« Lorsqu’un enfant arrive en retard alors que les heures pédagogiques ont déjà commencé, la perte n’est pas seulement pour l’école, mais aussi pour l’élève, les parents et même la nation. Les enfants que nous formons aujourd’hui sont les futurs cadres de demain. Vers 8 h 30, au niveau du primaire, une leçon peut déjà s’être déroulée sans la présence de cet élève », explique-t-il.

Face à cette situation qu’il juge préoccupante, le responsable affirme que des dispositions sont prises pour tenter d’éradiquer le phénomène. Parmi les mesures envisagées figurent notamment des sanctions pédagogiques à l’encontre des élèves qui ne respectent pas les horaires.
« Nous avons élargi la communication entre les enseignants, les membres de l’enseignement et les parents d’élèves. Nous avons également pris des dispositions, notamment des sanctions pédagogiques, afin de lutter contre ce système de retard », précise-t-il.

À quelques mètres de l’établissement, des élèves en uniforme scolaire sont aperçus dans la rue alors qu’il est déjà 8 h 45. À cette heure, les cours devraient normalement avoir commencé et les apprenants se trouver en classe.
Pour Sékou Kaba, directeur communal de l’éducation de Matoto, ces retards traduisent notamment un manque de prise de conscience de certains élèves quant à leur avenir scolaire. Il insiste sur l’importance du respect des horaires et appelle les parents à s’impliquer davantage dans l’encadrement de leurs enfants.
« Si le professeur commence le cours à 8 heures et que l’élève arrive à 8 h 30 ou à 8 h 40, il manque une partie importante de la leçon. Plus tard, lorsque le sujet est abordé à l’examen, il peut affirmer qu’il ne l’a pas étudié en classe, alors que le professeur l’a enseigné en son absence », souligne-t-il.
Le directeur communal de l’éducation exhorte ainsi les parents à veiller à ce que leurs enfants se lèvent à temps pour arriver à l’école à l’heure. Il invite également les enseignants à respecter les horaires afin que les cours puissent effectivement commencer dès 8 heures dans les établissements scolaires.

Malgré les efforts engagés par les responsables d’établissements et les autorités éducatives, le retard des élèves demeure une préoccupation dans le système éducatif guinéen. À Matoto, la Direction communale de l’éducation indique avoir signé une lettre circulaire relative à cette problématique, destinée aux établissements scolaires, dans le but de renforcer le respect des horaires.
Hassane Diallo, pour siaminfos.com
