Sélectionné pour vous :  Campagne de saut en parachute en Guinée : le colonel Doumbouya au camp Alpha Yaya Diallo

Kankan : 1 924 candidats passent la session de rattrapage du BAC 2026

La session de rattrapage du baccalauréat unique, session 2026, a démarré ce mercredi 20 août sur l’ensemble du territoire national. À Kankan, 1 924 candidats sont concernés par cette deuxième chance accordée aux élèves ayant obtenu une moyenne de 9 au baccalauréat.

Les premières épreuves ont été lancées à l’école primaire Dramé Oumar, dans la commune urbaine de Kankan, en présence des autorités administratives et éducatives. Selon Moussa Keita, inspecteur régional de l’éducation de Kankan, 1 924 candidats sont concernés dans la région « Il y a un total de 1 924 candidats dans la région de Kankan. Tolérance zéro, comme la première phase. Pourquoi ? Parce qu’ils seront orientés de la même façon. Vous savez, c’est une injustice qu’on est en train de corriger. L’enfant doit composer dans sept matières, normalement. Vous allez trouver que dans les cinq matières et dans la moyenne, il n’est tombé qu’en deux. Faut-il qu’il échoue ? Et ce n’est pas seulement en Guinée. Quand vous allez regarder au niveau de la sous-région, vous allez trouver qu’il y a les sessions de rattrapage. C’est comme dans les instituts. Vous pouvez tomber dans une matière, mais vous passez en classe supérieure. Mais vous devez faire la session là. C’est la méthode là, ce n’est pas une nouveauté », a-t-il expliqué.

Présente à Kankan pour accompagner le lancement de cette session, Mafory Cissé, conseillère chargée de mission au ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, a souligné l’importance accordée à la jeunesse par les autorités « Je suis ici pour expliquer à la nation guinéenne qu’elle est importante, que la jeunesse est importante et d’où cette session de rattrapage exprime clairement la volonté de l’autorité guinéenne, la volonté que la jeunesse est importante. Sans cette jeunesse compétente, nous ne pourrons rien faire », a-t-elle déclaré.

Pour elle, cette deuxième session offre également aux jeunes d’autres possibilités d’orientation, notamment vers l’enseignement technique et la formation professionnelle « Cette seconde session traduit cette volonté qui permet à cette jeunesse aujourd’hui d’aller de l’avant. (…) À la sortie ici de cette seconde session, ils ont la possibilité non seulement, comme l’a dit Mme la Ministre, d’aller à l’université, mais également d’aller vers des passerelles, des passerelles de l’enseignement technique et de la formation professionnelle. Et cette formation-là, tout ce qu’on est en train de dire se traduit par les besoins de l’État guinéen. Et donc si cette jeunesse-là est bien formée, elle pourra répondre à ses besoins », a-t-elle ajouté.

Sélectionné pour vous :  Mory Condé sur les acquis de la 1ère République : « Des citoyens avaient accès tant bien que mal aux services sociaux de base »

Mafory Cissé a par ailleurs assuré que l’organisation de cette session s’inscrit dans la continuité de la première phase, avec le maintien des mêmes exigences en matière d’encadrement et de surveillance des épreuves.

De son côté, le gouverneur de Kankan, Aly Badara Camara, a salué l’initiative et invité les candidats à garder confiance malgré leur premier échec « C’est une fierté pour toutes les autorités, pour tous les parents d’élèves qui, aujourd’hui, ont compris que la Guinée a des éléments d’appréciation. Pour la première fois dans le pays, on organise une session de rattrapage du baccalauréat sur toute l’étendue du territoire », a-t-il indiqué.

Le gouverneur a également rappelé que l’échec au baccalauréat ne constitue pas une fin en soi. « C’est des étudiants, c’est des enfants encouragés, parce que l’échec, peut-être, il y a eu des petits soucis. (…) Ce n’est pas la fin de la vie. Ça veut dire que ceux qui sont aujourd’hui dans la situation-là peuvent se retrouver encore dans une nouvelle situation. Il faut avoir la confiance, surtout que l’État a toutes les structures en place pour faire l’arbitrage », a-t-il conclu.

À Kankan, cette session de rattrapage constitue ainsi une nouvelle opportunité pour les 1 924 candidats concernés de tenter à nouveau leur chance au baccalauréat et de poursuivre leur parcours académique.

Mohamed Aly Keita

Laisser une réponse
Share to...