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Sénégal : les syndicats défient le gouvernement avec une grève générale de 72 heures

Le Sénégal est entré, ce mercredi 21 octobre 2026, dans une grève générale de 72 heures à l’appel du Front syndical pour la défense du travail (FSDT). Les organisations syndicales réclament notamment l’application des accords sociaux et des mesures en faveur du pouvoir d’achat. Le gouvernement conteste la légalité du mouvement et appelle à privilégier le dialogue, alors que Dakar s’apprête à accueillir les Jeux olympiques de la jeunesse.

Le bras de fer entre le gouvernement sénégalais et les organisations syndicales prend une nouvelle tournure. Le Front syndical pour la défense du travail (FSDT) a lancé, ce mercredi, un mouvement de grève générale de trois jours, prévu jusqu’au vendredi 23 octobre inclus, malgré les appels des autorités à suspendre la mobilisation.

Au cœur de cette contestation figurent les retards dans l’application des accords conclus entre l’État et les partenaires sociaux, ainsi que plusieurs revendications liées aux conditions de vie et de travail des salariés. Les syndicats réclament notamment une revalorisation des pensions de retraite, la baisse des prix des produits de première nécessité, de l’eau, de l’électricité et des hydrocarbures, ainsi que la réintégration de travailleurs licenciés.

Le FSDT demande également des améliorations dans la gouvernance des organismes de protection sociale, notamment l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal et la Caisse de sécurité sociale. À travers cette mobilisation, les organisations syndicales entendent obtenir des réponses concrètes à leurs revendications.

Face à cette mobilisation, les autorités sénégalaises ont exprimé leur désaccord avec le mot d’ordre syndical. Le ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du service public estime que le préavis déposé par les syndicats ne respecte pas les procédures légales, notamment parce qu’il a été adressé à une seule autorité pour couvrir plusieurs secteurs d’activité.

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Le gouvernement considère ainsi le mouvement comme illicite et prévient que les travailleurs concernés pourraient s’exposer à des retenues sur salaire pour les jours non travaillés, voire à des sanctions disciplinaires.

Les autorités appellent toutefois les centrales syndicales à reprendre les discussions afin de trouver une issue au conflit. Elles assurent également vouloir garantir la continuité des services essentiels et la libre circulation des personnes et des biens.

Cette confrontation sociale intervient à un moment particulièrement sensible pour le Sénégal. Dans dix jours, Dakar doit accueillir les Jeux olympiques de la jeunesse, dont la cérémonie d’ouverture est prévue le 31 octobre 2026. Le pays s’apprête ainsi à recevoir un événement sportif international d’une importance particulière, le premier du genre organisé sur le continent africain.

Le gouvernement estime que cette échéance justifie un apaisement du climat social et appelle les syndicats à tenir compte de l’image du pays à l’approche de la compétition.

Mais cet argument n’a pas suffi à faire renoncer le FSDT à son mouvement. Les organisations syndicales maintiennent leur position et attendent désormais des réponses à leurs revendications.

L’ampleur des perturbations durant ces trois journées de grève et la capacité des deux parties à renouer le dialogue seront déterminantes pour la suite de ce bras de fer social.

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