Une mission d’évaluation de l’ICCAT met l’accent sur la coordination des services, la maîtrise des procédures d’inspection et le renforcement des compétences des agents chargés de surveiller les activités de pêche.
La surveillance des activités de pêche en Guinée fait l’objet de nouvelles recommandations. Au terme d’une mission d’évaluation, une délégation de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (ICCAT) a échangé, jeudi 29 octobre 2026, avec la ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, Fatima Camara, sur les moyens d’améliorer les contrôles effectués par les inspecteurs nationaux.
Les discussions ont notamment porté sur les capacités opérationnelles du Centre national de surveillance et de police des pêches (CNSP). Si le dispositif guinéen dispose déjà d’un cadre juridique et de procédures d’inspection, plusieurs pistes d’amélioration ont été présentées à l’issue de l’évaluation.
Parmi les recommandations formulées figurent une meilleure coordination entre les services concernés et une application plus rigoureuse des procédures de contrôle. La formation des inspecteurs constitue également un axe important, notamment pour l’identification des espèces et la vérification des produits lors des débarquements.
Ces compétences sont essentielles pour assurer un suivi plus rigoureux des activités de pêche et contribuer à la préservation des ressources halieutiques.
À l’issue de la rencontre, la ministre Fatima Camara a réaffirmé sa volonté d’accompagner le renforcement des capacités des agents du CNSP. Elle a également demandé à recevoir le rapport de mission afin d’examiner les recommandations et de déterminer les mesures à privilégier.
La suite dépendra notamment de la mise en œuvre de ces propositions et de leur traduction dans les pratiques quotidiennes des services de contrôle. Pour la Guinée, l’enjeu est de consolider son dispositif de surveillance afin de favoriser une exploitation responsable et durable des ressources maritimes.
Hassane Diallo, pour siaminfos.com
