Le gouvernement guinéen entend réorienter ses dépenses vers les projets jugés suffisamment avancés pour être exécutés. C’est l’une des principales orientations présentées par la ministre de l’Économie et des Finances, Mariama Ciré Sylla, devant les députés, lors de la présentation de la Loi de finances rectificative (LFR) 2026.
Évalué à 67 925,87 milliards de francs guinéens, le budget révisé met notamment l’accent sur l’investissement public, qui représente près de 39 % de l’enveloppe globale. Une orientation qui traduit la volonté des autorités de concentrer les ressources disponibles sur des projets susceptibles de produire des résultats concrets.
Le Programme Simandou 2040 occupe une place importante dans cette programmation, avec une allocation annoncée de 9 955,5 milliards de francs guinéens. Le gouvernement entend ainsi maintenir ce programme parmi les axes majeurs de ses priorités économiques.
Autre choix mis en avant : le report des projets dont la préparation est jugée insuffisante. L’objectif affiché est d’éviter la dispersion des ressources et de privilégier les opérations dont les conditions de mise en œuvre sont déjà réunies.
Sur le volet social, les subventions à l’énergie et aux carburants sont maintenues afin de préserver les mesures de soutien au pouvoir d’achat des populations.
Malgré ces différentes priorités, l’équilibre des finances publiques reste également au centre de la programmation. Le déficit budgétaire est annoncé à 2,01 % du produit intérieur brut (PIB).
À travers cette loi de finances rectificative, l’exécutif présente ainsi ses arbitrages entre investissements, dépenses sociales et maîtrise du déficit pour l’exercice 2026.
Hassane Diallo, pour siaminfos.com
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