Campagne électorale pas encore ouverte : La HAC rappelle l’interdiction de toute propagande dans les médias
À moins d’un mois des scrutins législatif et communal, la Haute Autorité de la Communication (HAC) met en garde les acteurs politiques et les professionnels des médias contre tout début anticipé de la campagne électorale. Dans un communiqué publié ce mardi 7 avril 2026, l’institution rappelle que la diffusion de messages à caractère propagandiste est formellement interdite avant l’ouverture officielle, fixée par décret.
« La campagne électorale officielle n’est pas encore ouverte », insiste la HAC dans son communiqué, signé par son président Boubacar Yacine Diallo. En conséquence, aucun message de propagande ne peut être diffusé, quel que soit le support. Sont concernés aussi bien la presse écrite, en ligne, audiovisuelle que les plateformes numériques.
Pendant cette période de pré-campagne, l’autorité de régulation interdit explicitement :
· les spots publicitaires, chansons ou clips vantant un candidat ou un parti politique ;
· les publi-reportages ou articles commandités visant à influencer le vote ;
· tout temps d’antenne préférentiel ou exclusif accordé à un candidat potentiel sous couvert de « couverture médiatique » ;
· le relais de propagandes déguisées en faveur d’une candidature aux élections législatives et communales.
La HAC rappelle aux rédactions et aux responsables de plateformes numériques leur obligation de respecter les principes fondamentaux d’équité, de neutralité et d’impartialité dans le traitement de l’actualité politique.
« Seconde mise en garde »
« La HAC prévient, pour une seconde fois, que tout manquement aux présentes consignes expose les contrevenants aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur », peut-on lire dans le texte. Cette mention suggère que des dérives ont déjà été constatées, sans que l’autorité ne les détaille.
L’institution, agit sur la base du Code électoral. Son objectif : garantir un processus électoral « apaisé, transparent et équitable ».
Jusqu’à la publication du décret ouvrant officiellement la campagne, les médias sont donc tenus de couvrir l’actualité politique sans favoriser aucun candidat ou parti, sous peine de sanctions.

Bah Mohamed pour Siaminfos.com
