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PARIS: DJELYKABA BINTOU ENFLAMME LE ZÉNITH – LA CULTURE GUINÉENNE CONQUIERT PARIS

Salle comble, drapeaux rouge-jaune-vert partout, près de 7 000 spectateurs debout. Samedi 7 novembre 2026, Djelykaba Bintou Kouyaté, « La Patronne », a fait du Zénith de Paris – La Villette une succursale de Conakry. Pendant près de deux heures, elle n’a pas seulement chanté. Elle a exporté la Guinée.

Paris, 8 novembre 2026 – Il y a des concerts qu’on écoute. Et il y a des concerts qu’on vit.

Celui de Djelykaba Bintou au Zénith de Paris, samedi 7 novembre 2026 à 19h, fait partie de la deuxième catégorie.

Présenté par DMC Group, le concert « Audace » affichait complet depuis le 19 octobre. La billetterie, ouverte le 9 juin 2026, s’était refermée en un temps record. Devant la salle, bien avant l’ouverture des portes, les fans s’étaient déjà rassemblés, drapeaux guinéens à la main.

À l’intérieur: près de 7 000 spectateurs. Guinéens de France, Maliens, Sénégalais, Ivoiriens, Français amoureux de la musique mandingue. Toute l’Afrique de l’Ouest s’était donné rendez-vous au 211, avenue Jean Jaurès.

Près de deux heures de feu

Pendant près de deux heures, Djelykaba Bintou a tenu le public en haleine.

Une quinzaine de chansons, un voyage dans tout son répertoire: « La Patronne », « N’kelenta », « Alhamdoulilah », « Jeune Dame », « Coup de cœur », « Invincible », « Love Nènè », « Ma vie », « Je n’aime que toi », « Avant toi », « Unique », « Afölè ».

Chaque titre était repris en chœur par la salle. Chaque refrain faisait trembler le Zénith.
Petit Kandia, son frère de scène, venu partager ce moment historique. Ensemble, ils ont offert au public parisien ce que la Guinée a de plus beau: sa voix, son rythme, sa générosité.

Ce triomphe ne doit rien au hasard.

Lundi 2 novembre, à cinq jours du concert, Djelykaba Bintou avait été reçue en audience à l’Ambassade de Guinée en France par l’Ambassadeur Aboubacar Sidiki Camara. Un rendez-vous diplomatique placé sous le signe du rayonnement culturel guinéen.

À l’issue de sa prestation, émue, « La Patronne » a tenu à remercier les autorités du pays, notamment le Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, et le Ministre de la Culture, Moussa Moïse Sylla, pour leur accompagnement. Elle a aussi salué l’implication du Fonds de développement des arts et de la culture (FODAC), à travers son directeur Malick Kébé.

« Je suis venue avec près de 40 personnes en France pour faire rayonner le drapeau guinéen. »

40 personnes. Musiciens, danseurs, choristes, techniciens, managers. 40 emplois guinéens qui ont travaillé à Paris. 40 ambassadeurs de la culture guinéenne qui ont montré au monde ce que Conakry sait faire.

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Pourquoi ce Zénith change tout pour la Guinée

Il faut le dire clairement: ce n’était pas qu’un concert. C’était de la diplomatie culturelle.

1. La Guinée s’exporte autrement que par ses mines.
On parle souvent de la Guinée pour sa bauxite, son fer de Simandou, ses mines. Samedi soir, à Paris, on a parlé de la Guinée pour sa musique, sa langue, sa culture. Et ça, ça n’a pas de prix. Aucune campagne de communication ne vaut un Zénith plein qui chante en malinké.

2. La diaspora se retrouve et se renforce.
Pour les milliers de Guinéens de France, ce concert était une fierté, une retrouvaille, une réconciliation avec le pays. Quand le drapeau flotte au Zénith, il flotte aussi dans le cœur de ceux qui sont loin de Conakry. Et une diaspora fière, c’est une diaspora qui investit, qui rentre, qui envoie, qui défend son pays.

3. Les jeunes Guinéens ont un modèle.
Djelykaba Bintou, c’est l’histoire d’une fille de griots, élevée dans la tradition, qui a construit un empire avec sa voix, son travail et son audace. 5 trophées en une soirée aux Victoires de la Musique Guinéenne 2025. Plus de 130 millions de vues sur YouTube. Meilleure Artiste d’Afrique de l’Ouest au PRIMUD 2025. Meilleure Communauté au Showbiz Awards du Bénin. Et maintenant, le Zénith complet. Elle prouve aux jeunes filles de Kankan, de Labé, de Nzérékoré et de Conakry qu’on peut réussir en restant soi-même, en chantant sa culture.

4. L’économie culturelle guinéenne en profite.
Un concert complet au Zénith, c’est des billets, des avions, des hôtels, des restaurants, des tissus, des boubous vendus. C’est toute une économie qui tourne autour d’une artiste guinéenne. La culture, ce n’est pas du folklore. C’est un secteur économique, qui crée des emplois et rapporte des devises au pays.

Et maintenant, Conakry !

Paris n’était qu’une première escale.

Le concert « Audace » se jouera aussi à domicile, devant son public de Conakry, le 5 décembre prochain au Stade Général Lansana Conté de Nongo.

Après avoir conquis Paris, « La Patronne » revient chez elle. Et ce sera, à n’en pas douter, encore plus grand.

Parce que samedi soir, au Zénith de Paris, Djelykaba Bintou n’a pas seulement fait un concert.

Elle a prouvé que la culture guinéenne n’est pas une culture à conserver dans un musée. C’est une culture à exporter, à faire rayonner, à faire aimer.

Au bénéfice de la Guinée. Et au bénéfice des Guinéens.

A16, pour Siaminfos.com

+224 624397476

 

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