Annoncée le 20 juillet dernier, l’arrivée de nouveaux bus de transport urbain se fait toujours attendre à Conakry. Le long de l’autoroute Fidel Castro, certains arrêts aménagés pour accueillir ces véhicules servent déjà de lieux de repos ou d’espaces de vente, alors que les usagers continuent de subir les difficultés de déplacement et la cherté du transport privé.
L’espoir suscité par l’annonce de nouveaux bus de transport urbain reste, pour l’heure, sans concrétisation visible dans les rues de Conakry. Plusieurs mois après cette annonce, les véhicules attendus ne circulent toujours pas, malgré l’aménagement d’arrêts le long de l’autoroute Fidel Castro.

En attendant leur mise en service, certains de ces espaces semblent déjà avoir perdu leur vocation initiale. Ils sont notamment utilisés comme lieux de repos ou pour des activités commerciales. Une situation qui soulève des interrogations sur la gestion de ces infrastructures, alors que les besoins en transport restent importants dans la capitale guinéenne.
Sur le terrain, les usagers décrivent un quotidien marqué par les difficultés à trouver un moyen de déplacement abordable. Entre les longues attentes, la disponibilité limitée des véhicules et les tarifs élevés des motos-taxis, les déplacements représentent une véritable contrainte pour de nombreux habitants.
« Le transport est vraiment difficile. Avec une voiture, on peut payer 2 000 francs guinéens par tronçon, alors qu’en moto, cela peut coûter entre 5 000 et 10 000 francs », expliquent des usagers, qui espèrent que l’arrivée des nouveaux bus permettra d’alléger leurs dépenses quotidiennes.
Les difficultés sont également ressenties par les commerçantes qui doivent rejoindre les zones d’approvisionnement pour exercer leurs activités. À Boulbinet, Fanta Keïta , vendeuse de poisson, témoigne des contraintes auxquelles elle est confrontée.
« J’ai marché à pied depuis Dabondy jusqu’ici. Je viens à Boulbinet pour chercher du poisson, mais le transport pose énormément de problèmes. Je marche sous le soleil avec mon enfant au dos. C’est vraiment compliqué. Si je prends une moto d’ici à Boulbinet, cela peut me coûter 20 000 francs guinéens », raconte-t-elle.
Son témoignage illustre les conséquences de la difficulté d’accès à des moyens de transport adaptés et financièrement accessibles, particulièrement pour les personnes dont les activités professionnelles nécessitent des déplacements réguliers.
Face à cette situation, les citoyens interrogés appellent les autorités à accélérer la mise en circulation des bus annoncés, dans l’espoir de bénéficier d’une offre de transport plus accessible.
Au-delà de l’arrivée des véhicules, la question de la préservation des arrêts aménagés se pose également. Ces infrastructures, destinées à accompagner le dispositif de transport annoncé, nécessitent une utilisation conforme à leur fonction initiale.
Pour les usagers, l’enjeu est désormais concret : savoir quand les nouveaux bus seront effectivement mis en service et dans quelle mesure ils contribueront à réduire les difficultés de déplacement dans la capitale.
Hassane Diallo, pour siaminfos.com
