Un silence de mort plane sur le quartier Dar-es-Salam depuis la découverte macabre survenue ce vendredi 20 février 2026. Le corps sans vie de Mamadou Diallo, un jeune élève de 20 ans, a été retrouvé pendu dans une maison en chantier, plongeant sa famille et la communauté scolaire dans l’incompréhension et le deuil.

C’est un chantier à l’abandon, habituellement fréquenté par les enfants du quartier pour leurs jeux, qui est devenu le théâtre d’une tragédie. En fin de journée ce vendredi, le corps de Mamadou Diallo a été découvert pendu à une poutre apparente de la structure inachevée.
Élève en classe de terminale dans une école privée du quartier, le jeune homme était décrit par ses pairs comme un garçon « discret » et « studieux ». À quelques mois d’un examen crucial pour son avenir, ce drame soulève bien plus de questions qu’il n’apporte de réponses.
« On ne comprend pas », s’exclame un parent du défunt.
Joint par notre rédaction, l’entourage familial de la victime est anéanti et désemparé. Les parents de Mamadou, qui ont formellement identifié le corps, se disent incapables d’expliquer ce geste. Selon des sources proches de la famille, aucun signe avant-coureur n’avait été détecté.
« Il n’a laissé aucune lettre, aucun message. Pour nous, c’est un choc total. Il ne montrait aucun signe de détresse particulier. Il allait en cours comme d’habitude », a confié, la voix brisée par les sanglots, un membre de sa famille qui a requis l’anonymat.
Les parents de la victime, qui avaient placé tous leurs espoirs dans la réussite scolaire de leur fils, ne peuvent se résoudre à l’idée d’un suicide sans mobile apparent.
Les autorités locales s’interrogent également sur la sécurité de ce type de site. « Cette maison en chantier est un danger public. Elle est devenue un lieu de rassemblement pour les jeunes, sans aucune surveillance. Ce drame met en lumière la nécessité de sécuriser ces bâtisses abandonnées », a déploré un voisin sous le choc.
Ce tragique événement relance le débat, souvent tabou, de la santé mentale et de la détresse psychologique chez les jeunes et les adolescents en milieu scolaire. La pression des examens, l’influence des réseaux sociaux ou les difficultés personnelles sont autant de facteurs de risque souvent sous-estimés.
La dépouille de Mamadou Diallo a été transférée à la morgue pour une autopsie, apprend-on. En attendant les résultats de l’enquête et les conclusions du médecin légiste, le quartier Dar-es-Salam 1 est en deuil, et une famille toute entière pleure un jeune homme dont la vie s’est tragiquement interrompue.
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