Affaire cherté de Viande à Labé : le prix du kilogramme maintenu à 60 000 GNF après une journée de fermeture de la boucherie
Après une fermeture ordonnée la veille par les autorités communales, la boucherie de la ville a rouvert ses portes ce jeudi, à l’issue d’une rencontre entre la Mairie et les bouchers. Le prix du kilogramme de viande reste fixé à 60 000 francs guinéens, sans différenciation selon les morceaux.
La décision a été annoncée à l’issue des échanges tenus dans les locaux de la Mairie. Les bouchers, initialement partisans d’une hausse à 70 000 GNF, ont dû plier face à la fermeté de la délégation spéciale.
« Au départ, ils souhaitaient revendre le kilogramme à 70 000 GNF. Mais le patron de la délégation spéciale leur a rappelé qu’un prix de 60 000 GNF avait déjà été fixé jusqu’au 1er juillet prochain, en accord avec toutes les autorités. Il est donc impossible de l’augmenter », a expliqué Ibrahima Sory Bandian, conseiller communal, au sortir de la réunion.
Selon lui, la position de la Mairie est sans appel : « Si un boucher veut abattre et revendre de la viande ici, le kilogramme restera à 60 000 GNF. Quiconque ne peut pas vendre à ce prix est libre de ne pas abattre. » Toute nouvelle révision du tarif ne pourra être discutée qu’à partir du 1er juillet.
Un autre point de friction a été tranché : l’application d’un prix unique, quel que soit le morceau. « Il est impossible de fixer des prix différents selon les morceaux. Si nous surprenons quelqu’un en train de vendre ou d’acheter au-delà de 60 000 GNF, tous les contrevenants répondront de leurs actes, et nous y veillerons de très près », a prévenu l’élu.
Les bouchers avaient été invités à se concerter sous 72 heures pour proposer un prix consensuel. Après une journée de conclave, leur proposition a donc été rejetée, mais la levée de la fermeture a été actée dans la foulée.
À Labé, où le pouvoir d’achat reste une préoccupation majeure, ce maintien du prix est accueilli avec soulagement par une partie de la population. Reste à savoir si les bouchers appliqueront la mesure sans détour, et si l’équilibre fragile entre professionnels et autorités tiendra jusqu’à l’échéance du 1er juillet.
Labé, Bachir Diallo pour siaminfos.com
