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Audiences criminelles à Labé : le procureur requiert 5 ans de réclusion contre Souleymane Diallo pour tentative de viol sur mineure

Les audiences criminelles du Tribunal de première instance (TPI) de Labé ont ouvert leurs portes ce lundi, marquant le début d’une session judiciaire intense qui se tiendra jusqu’au 31 juillet. Dix-huit dossiers criminels sont inscrits au rôle, témoignant de la gravité des affaires à juger dans la région.

Parmi les cas emblématiques de cette session, figure l’affaire opposant le ministère public à Souleymane Diallo, jugé pour tentative de viol sur une mineure de 13 ans à Koubia. Les faits, qui auraient eu lieu dans la nuit du 4 au 5 avril 2026, ont suscité une vive émotion dans la localité.

Selon l’acte d’accusation, Souleymane Diallo a tenté par deux fois d’abuser de la jeune Kadiatou Diallo. La première tentative aurait eu lieu alors que la victime rentrait chez elle, mais l’accusé aurait renoncé face à sa résistance. Plus tard, dans la nuit, aux alentours de 1 heure du matin, il se serait introduit au domicile de la jeune fille, profitant de l’absence de sa mère, pour renouveler son entreprise. Les attouchements sexuels auraient été stoppés net par la résistance farouche de la victime, qui a alerté sa mère le lendemain.

Placé sous mandat de dépôt le 14 avril 2026, Souleymane Diallo comparaissait ce lundi à la barre. Sa défense, initialement ferme, a vacillé au fil des débats. S’il a nié en bloc les faits de tentative de viol, reconnaissant simplement s’être rendu sur les lieux pour y dérober des clés et des vêtements, la confrontation avec les questions du ministère public et de la partie civile l’a poussé à des aveux partiels. Il a finalement admis connaître Kadiatou Diallo et sa mère, habitant le même quartier, et a reconnu s’être « couché auprès d’elle », tout en persistant à nier toute intention sexuelle.

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Dans un réquisitoire sans concession, le procureur a qualifié l’acte de « criminel », estimant que les éléments constitutifs de la tentative de viol étaient réunis. Il a requis une peine de cinq ans de réclusion criminelle, sans sursis possible, pour « faire comprendre à Souleymane Diallo que nous sommes dans une société organisée ».

En réponse, la défense a joué la carte de la procédure et du doute. L’avocat de l’accusé a déploré l’absence de la victime à l’audience, un fait qu’il juge préjudiciable à la sérénité des débats. Il a également soulevé un vice de forme majeur : son client n’a jamais été entendu en présence d’un avocat, bien que poursuivi pour un crime. Sur le fond, il a plaidé l’insuffisance de preuves, arguant que la victime elle-même avait évoqué la présence de deux hommes dans le noir, semant le doute sur l’identité de son agresseur.

Après des débats nourris, le président du tribunal a annoncé le renvoi de l’affaire au mardi 28 juillet 2026, date à laquelle le jugement sera rendu. La décision est très attendue, tant pour la victime que pour un accusé dont le sort est désormais suspendu à la délibération des juges.

Les audiences se poursuivent cette semaine au TPI de Labé, où d’autres dossiers sensibles, concernant notamment des viols, des vols à main armée et des tentatives d’assassinat, sont également examinés.

Labé, Bachir Diallo pour siaminfos.com

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