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Bac 2026: à la rencontre de Mamadi Kaba, 1er de la République en sciences expérimentales franco-arabe

Le nom de Mamadi Kaba restera gravé dans les annales du baccalauréat guinéen session 2026. Élève du lycée franco-arabe Alpha Yaya Diallo de Kankan, le jeune candidat a décroché la première place de la République en sciences expérimentales. Rencontré à son domicile au quartier Kabada 2, il partage sa joie et revient sur les secrets de sa réussite.

Pour Mamadi Kaba, cette distinction est l’aboutissement de plusieurs années de travail et de sacrifices.

« Comme vous le constatez déjà, dans la famille, c’est une joie immense, une fierté que je représente ici aujourd’hui. C’est un sentiment de joie et de satisfaction qui m’arrive ce matin. Sans oublier que c’est le fruit d’un travail acharné et de préparation depuis plusieurs années. Depuis 2021, nous avons rêvé de devenir le premier de la République. Aujourd’hui, ce rêve est réalisé », confie-t-il.

Le jeune lauréat attribue également cette performance à une tradition familiale d’excellence. Avant lui, deux de ses frères, Mory Kaba en 2021 et un autre frère en 2024, avaient déjà occupé la première place nationale en sciences expérimentales dans l’enseignement général.

« Je peux dire oui, c’est un don de famille. Mais surtout, c’est le travail qui paye toujours. Pour être le premier de la République, il faut réviser, être constant et éviter le déséquilibre, surtout en terminale qui est une classe particulière », explique-t-il.

Étudier dans un lycée franco-arabe représente, selon lui, un défi supplémentaire, car il faut maîtriser à la fois les matières enseignées en français et celles en arabe.

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« Pour être le premier là-bas en sciences expérimentales, il faut être au même niveau que les autres élèves de l’enseignement général dans les matières françaises, mais aussi maîtriser les matières arabes. Le franco-arabe demande beaucoup d’efforts, mais c’est toujours le travail qui paye », souligne-t-il.

Contrairement aux idées reçues, Mamadi Kaba estime que l’enseignement franco-arabe offre de nombreuses opportunités. Son ambition est d’ailleurs de poursuivre des études de médecine.

« Je vais devenir médecin, je vais faire la médecine à l’université. Le franco-arabe est un enseignement qui peut aider tout jeune qui veut évoluer dans le monde du XXIᵉ siècle, car on y apprend le français, l’arabe et aussi l’anglais », affirme-t-il.

Aux candidats qui n’ont pas réussi cette année, le nouveau major national adresse un message d’encouragement.

« L’échec est un passage vers la réussite. Il ne faut pas baisser les bras. Il faut continuer à travailler et identifier les matières qui n’ont pas marché afin de mieux se préparer pour l’année prochaine », conseille-t-il.

Avec cette performance, Mamadi Kaba devient une fierté pour Kankan et un symbole de réussite de l’enseignement franco-arabe en Guinée.

Mohamed Aly Keita

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