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Général Amara Camara : quand l’humilité grandit l’autorité

JE LÈVE MON POUCE

Par Zakaria Camara

Il est des gestes qui parlent plus fort que les discours.

Des attitudes qui révèlent un homme bien au-delà de sa fonction. Et des instants de simplicité qui rappellent que la grandeur d’un responsable ne se mesure pas seulement à l’étendue de ses pouvoirs, mais aussi à la manière dont il se comporte avec ses semblables.

Ce samedi 31 octobre, à l’occasion de la marche civilo-militaire organisée dans le cadre de la lutte contre le cancer féminin, le Général Amara Camara, ministre secrétaire général de la Présidence de la République et porte-parole de la présidence , a offert une illustration saisissante de cette humilité qui honore les responsabilités publiques.

Sans escorte visible, sans chercher à se distinguer de la foule, il s’est fondu parmi les participants, partageant avec eux un moment de solidarité et d’engagement en faveur de la santé des femmes.

Mais c’est surtout une scène qui a retenu l’attention : une femme, agenouillée devant lui pour s’adresser à sa personne, a été invitée à se relever. Et le Général, dans un geste de considération, s’est lui-même levé.

Une image simple, mais riche de sens !

Dans une société où les fonctions officielles peuvent parfois instaurer une distance entre les responsables et les citoyens, ce geste rappelle une vérité fondamentale : l’autorité n’a pas besoin d’humilier pour être respectée. Elle gagne, au contraire, à reconnaître la dignité de chacun.

La femme n’avait pas besoin de rester à genoux pour être entendue. En l’invitant à se relever, puis en se levant lui-même, le Général Amara Camara a donné à voir une conception de l’autorité fondée sur le respect et la considération humaine.

J’y vois un geste qui mérite d’être salué.

Et si je me permets de le faire avec une conviction particulière, c’est parce que cette attitude ne m’est pas étrangère. J’en ai personnellement été témoin, en septembre 2025, à New York, à l’occasion de l’Assemblée générale des Nations unies.

J’étais alors présent dans le cadre de cet important rendez-vous international où la Guinée était représentée par une délégation conduite par le Général Amara Camara.

À plusieurs reprises, à son arrivée comme à son départ, le chef de la délégation prenait le temps de s’arrêter pour échanger avec ses compatriotes. Il ne se contentait pas de passer devant eux. Il leur accordait quelques instants, les écoutait et leur parlait avec respect.

Un jour, il est même descendu de sa suite pour rejoindre les Guinéens présents dans le hall de l’hôtel et s’adresser directement à eux.

Je garde de cet instant le souvenir d’un homme qui, malgré le poids de ses responsabilités et l’importance du rendez-vous diplomatique auquel il participait, avait trouvé le temps de parler à ses compatriotes. Ses mots étaient empreints de reconnaissance pour leur mobilisation.

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Mais au-delà des remerciements, il leur prodiguait également des conseils, les invitant à contribuer, chacun à son niveau, à la construction d’une Guinée unie, apaisée et prospère.

Ce jour-là, j’ai également été marqué par une attention qui mérite d’être soulignée : le Général Amara Camara a pris le temps de remercier les journalistes pour le travail accompli dans l’exercice de leur mission.

Cette reconnaissance, exprimée au nom du président de la République, Mamadi Doumbouya, avait une portée particulière. Elle rappelait que, derrière les fonctions et les institutions, il y a des femmes et des hommes qui travaillent, s’engagent et méritent aussi d’être considérés.

Dans un univers où les exigences protocolaires occupent souvent une place importante, cette disponibilité et cette reconnaissance n’étaient pas anodines.

J’ai également observé, au cours de cette mission, la déférence dont le Général faisait preuve à l’égard des sages. Dans ses rapports avec ces personnalités, il manifestait une considération qui témoignait de son attachement au respect des aînés et des valeurs sociales qui fondent notre vivre-ensemble.

Autant de souvenirs qui donnent, à mes yeux, une profondeur particulière à la scène observée samedi dernier.

Car l’humilité ne se décrète pas. Elle se révèle dans les détails, dans les gestes spontanés, dans la façon de considérer ceux qui n’ont ni titre, ni fonction officielle, ni pouvoir particulier à offrir en retour.

Bien entendu, un geste ne résume pas à lui seul un homme, et les responsabilités publiques imposent des exigences qui vont au-delà des attitudes individuelles. Mais lorsque plusieurs circonstances permettent d’observer la même disposition au respect, elles méritent d’être relevées.

Le Général Amara Camara nous rappelle ainsi que l’on peut exercer de hautes responsabilités sans se couper de la population, représenter les institutions sans oublier les citoyens et incarner l’autorité sans renoncer à la simplicité.

À l’heure où notre pays a besoin de renforcer la confiance entre les institutions et les citoyens, ces attitudes ont leur importance. Elles contribuent à rapprocher les responsables publics de ceux au nom desquels ils exercent leurs fonctions.

L’humilité n’affaiblit pas l’autorité. Elle lui donne un visage humain. Le respect n’enlève rien au rang. Il grandit celui qui sait le manifester.

Pour ce geste de considération envers cette femme, pour ces souvenirs personnels de New York et pour cette déférence observée à l’égard de ses compatriotes et des sages, je lève mon pouce au Général Amara Camara, ministre secrétaire général de la Présidence de la République.

JE LÈVE MON POUCE ! Parce qu’au-delà des titres, des galons et des responsabilités, la grandeur d’un homme se mesure aussi à sa capacité de rester proche des autres et de reconnaître, en chacun, une dignité égale à la sienne

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