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Côte d’Ivoire: 50 000 femmes attendues le 7 novembre au Palais des Sports – Mariame Traoré: « Venez comme vous êtes, pourvu que ce soit pour la paix »

L’Honorable Mariame Traoré, Présidente du Caucus des Femmes de Côte d’Ivoire pour la Paix (CAUFEMCIP), promet un raz-de-marée. Le samedi 7 novembre 2026 au Palais des Sports de Treichville, elle annonce 50 000 femmes pour un rassemblement qu’elle veut citoyen, pas partisan. Dans une interview exclusive au Méridien, elle répond sans filtre aux critiques et lance un appel à l’unité.

ABIDJAN – Après 30 000 femmes mobilisées en janvier 2025, le CAUFEMCIP voit plus grand. Cette fois, l’objectif est de 50 000.

Pour beaucoup, le chiffre paraît fou. Pas pour elle.

« Oui, 50 000 femmes, c’est bel et bien réaliste. Ce n’est pas un chiffre fixé à la légère, comme par enchantement. C’est en accord avec nos performances opérationnelles », martèle l’Honorable Mariame Traoré.

Et pour preuve, elle cite Man: « Lors de l’installation de la Coordination du Tonkpi, nous avons mobilisé plus de 20 000 femmes pour une seule région. À l’échelle nationale, 50 000, ce n’est pas utopique. »

La stratégie est rodée: un maillage total du territoire avec des coordinations régionales, départementales et communales, du nord au sud, et le gros du bataillon attendu depuis le District Autonome d’Abidjan.

Pourquoi Treichville et pourquoi le 7 novembre ?

Le choix n’est pas anodin. Pour la Présidente du CAUFEMCIP, Treichville est un symbole.

« Treichville est une ville cosmopolite, un échantillon de la Côte d’Ivoire plurielle. Historiquement, c’est le lieu où l’idée même de Côte d’Ivoire a pris corps avec l’ancrage du PDCI-RDA. Pour célébrer la Côte d’Ivoire, on ne peut pas trouver meilleur site. »

Le Palais des Sports, lui, a été choisi pour sa chaleur: « Nous ne voulons pas simplement un rassemblement, mais une communion. »

La date du 7 novembre permet de laisser passer la rentrée scolaire et de se situer loin des fêtes de fin d’année.

« La paix est si fragile, on ne doit jamais baisser la garde »

Face aux critiques qui voient dans ce rassemblement un message politique après la présidentielle de 2025 et la dissolution de la CEI, l’ancienne parlementaire de l’Union Africaine assume.

« Quand il s’agit de la vie d’un pays, tout est politique. Mais je préfère qu’on y voie d’abord une démarche citoyenne et républicaine. Personne n’est en campagne en ce moment. Tout le monde gagne à vivre dans la paix. »

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À ceux qui l’accusent de faire un « rassemblement du pouvoir déguisé », elle répond cash:

« Parce que la Présidente s’appelle Mariame Traoré. Je ne vais pas nier mon histoire. Ce serait manquer de respect aux milliers de femmes qui ont adhéré. La question est: les femmes ivoiriennes sont-elles incapables de dépassement quand il s’agit de leur pays ? Chez nous, c’est ‘venez comme vous êtes’, pourvu que vous adhériez à l’ambition de véhiculer une nouvelle voix. »

Les femmes et la paix: une lutte permanente

Pour elle, la paix n’est pas l’absence de guerre. C’est une construction quotidienne. Et les femmes restent sous-représentées.

« Il y a le principe des 30% sur les listes en Côte d’Ivoire, mais c’est aux femmes de marquer leur territoire. Rien ne nous sera donné. Si aujourd’hui les jeunes filles vont à l’école comme les garçons, c’est le fruit de luttes acharnées. »

Le Caucus dit agir concrètement: un courrier a été adressé au Premier Ministre pour proposer un nouvel organe électoral après la CEI.

Un message pour la Guinée

Une délégation guinéenne est annoncée, avec à sa tête la Vice-Présidente de l’Assemblée Nationale de Guinée, présidente de l’organisation sœur. Un partenariat est en cours.

L’objectif du 7 novembre au soir ? Pas des lauriers personnels.

« Pas de moi ! Je ne suis qu’un modeste facilitateur. S’il y a des lauriers, ils seront pour les femmes les plus modestes qui ne sont pas sous les projecteurs. »

Et pour toutes les autres associations pour la paix qui naissent ? Aucune concurrence.

« Trop de viande ne gâte pas la sauce. Plus il y a d’associations pour la paix, mieux c’est. Ça veut dire que le message a pris. J’appelle toutes les organisations à rejoindre le CAUFEMCIP pour faire une seule force. »

Son mot de la fin pour convaincre la mère qui hésite à Yopougon, Man ou Grand-Bassam:

« Ma sœur, les femmes ivoiriennes ont toujours été debout pour ce pays, depuis la marche fondatrice de 1949. Prends le train parce que celles qui resteront sur le quai ne connaîtront pas la splendeur des matins de victoire. »

Rendez-vous le 7 novembre au Palais des Sports de Treichville.

A16, pour siaminfos.com

Tél: 624397476

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