Un drame s’est produit ce mardi 3 novembre 2026 dans la sous-préfecture de Sara Moussaya, préfecture de Timbo. Un homme a perdu la vie après la chute d’un minibus dans les eaux du fleuve Bafing, au moment de son embarquement sur un bac manuel.
Selon les témoignages recueillis sur place, le chauffeur tentait de faire traverser le fleuve à son véhicule à bord du bac. Les passagers, quant à eux, se rendaient au marché hebdomadaire de Bendougou-Kolen, dans la sous-préfecture de Tégréya, préfecture de Timbo.
Mariam Kamara, l’une des passagères, revient sur les circonstances de l’accident.

« Quand notre véhicule est arrivé, le conducteur du bac a demandé à notre chauffeur de reculer un peu. Tous les passagers étaient descendus. Lorsqu’il a reculé, les freins ont lâché. Le véhicule s’est finalement retrouvé dans l’eau. Le chauffeur a cassé le pare-brise et a commencé à nager. Mais il était fatigué et a fini par disparaître sous les eaux. Nous étions là, impuissants, à le regarder sans pouvoir rien faire. »
Depuis plusieurs années, la traversée du fleuve Bafing constitue un véritable défi pour les populations de cette localité. Elle est essentiellement assurée par un vieux bac manuel, une situation qui suscite de nombreuses inquiétudes.
Informées du drame, les autorités locales affirment avoir engagé des dispositions pour retrouver le corps de la victime. Le sous-lieutenant Kamo Keïta, sous-préfet de Tégréya, précise :

« Le sous-préfet de Saramoussaya et moi-même sommes en train de prendre toutes les dispositions nécessaires pour retrouver le corps et le mettre, si possible, à la disposition de la famille. Nous avons également informé Monsieur le procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou. »
De son côté, Alassane Camara, conducteur du bac, affirme avoir tenté de porter secours au chauffeur au moment de l’accident.

« Quand il est sorti du véhicule, je suis allé lui porter secours. J’ai tout fait pour le sauver. Il m’a attrapé à plusieurs reprises. Finalement, je n’arrivais plus à le maintenir. Je l’ai malheureusement abandonné dans l’eau. »
Ce nouveau drame remet au premier plan la question de l’insuffisance des infrastructures de transport et de franchissement des cours d’eau en Guinée.
En attendant une solution durable, les populations de cette zone continuent de dépendre de ce bac manuel pour leurs déplacements quotidiens, dans l’espoir de voir un jour leurs difficultés de mobilité prendre fin.
Hassane Diallo, pour siaminfos.com
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