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Jeunes migrants guinéens : la santé mentale et la réinsertion au cœur des préoccupations du Parlement

Les difficultés rencontrées par certains jeunes Guinéens au cours de leur parcours migratoire ne se limitent pas aux questions administratives ou économiques. La santé mentale et les conditions de retour au pays constituent également des enjeux auxquels des acteurs associatifs entendent apporter des réponses. C’est dans cette perspective que la Commission Santé, Jeunesse, Sports, Arts et Culture de l’Assemblée nationale a échangé avec les responsables du Réseau Afrique Jeunesse de Guinée (RAJGUI) et leurs partenaires, vendredi 6 novembre 2026, au Palais du Peuple.

Au centre de cette rencontre figuraient les mécanismes de prévention, de sensibilisation et de prise en charge des jeunes migrants guinéens vivant en France, mais aussi ceux qui sont revenus en Guinée. Les discussions ont notamment porté sur les difficultés psychologiques et sociales auxquelles certains d’entre eux peuvent être confrontés.

À cette occasion, le RAJGUI a présenté aux parlementaires un programme d’accompagnement destiné à soutenir les jeunes en situation de vulnérabilité. Selon les informations communiquées par le coordinateur national du projet, près de 1 000 jeunes sont concernés par la première phase, tandis qu’environ 500 autres sont visés par la deuxième. En France, une centaine de jeunes Guinéens bénéficieraient déjà d’un accompagnement dans le cadre de cette initiative.

Le dispositif prévoit notamment des actions de sensibilisation, d’orientation et de prise en charge psychologique et sociale. Il entend également faciliter la réinsertion des jeunes de retour au pays, afin de mieux les accompagner face aux difficultés qu’ils peuvent rencontrer après leur parcours migratoire.

La sensibilisation comme premier levier

Les membres de la Commission ont particulièrement insisté sur la nécessité de renforcer les campagnes de sensibilisation dans les différentes régions de la Guinée. Pour les parlementaires, l’information des jeunes et de leurs familles constitue un levier important pour mieux prévenir les risques liés à la migration et attirer l’attention sur ses possibles conséquences psychologiques.

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Présidée par l’Honorable Dr Alpha Abdoulaye Diallo, la Commission a également évoqué l’importance d’une meilleure coordination entre les structures engagées dans la prévention et la prise en charge des jeunes vulnérables.

La deuxième phase du programme devrait notamment concerner les localités de Mamou et de Kindia, avec un accompagnement financier destiné à renforcer les interventions de proximité. Le partenariat est envisagé sur une période de neuf ans, avec l’ambition de développer durablement les mécanismes d’appui aux jeunes migrants, en France comme en Guinée.

Au-delà des échanges institutionnels, cette initiative remet au centre du débat une dimension parfois moins visible de la migration : la nécessité de prendre en compte la santé mentale et les conditions de réinsertion des jeunes, y compris après leur retour dans leur pays d’origine.

Hassane Diallo, pour siaminfos.com

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