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Crise syndicale dans l’éducation en Guinée : Salifou Camara, un exclu, fait irruption aux négociations pour dénoncer une « injustice »

La salle de réunion du ministère guinéen du Travail et de la Fonction publique, où se tenait ce vendredi 2 janvier 2026 une rencontre entre le gouvernement et les syndicats de l’éducation, a connu un moment de vive tension avec la présence inattendue de Salifou Camara. Ancien secrétaire général de la Fédération syndicale des professionnels de l’éducation (FSPE), exclu par la Confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG), son arrivée a mis en lumière les divisions profondes au sein de l’intersyndicale de l’éducation, déjà fragilisée par des querelles de leadership.

Brièvement présent, Salifou Camara a néanmoins marqué les esprits et capté l’attention des observateurs et de la presse. Interrogé sur les raisons de sa venue, il a justifié son action par la nécessité d’alerter sur ce qu’il considère comme une injustice : son éviction, selon lui illégitime, du poste de secrétaire général de la FSPE.
« Le camarade secrétaire général de la FSPE, légitimement élu par la base, a subi une injustice lorsqu’on a pris la décision de me remplacer, alors que ceux qui ont écrit cette décision n’étaient pas présents le jour de mon élection. C’est cette injustice que la base dénonce. Nous avons à plusieurs reprises alerté le gouvernement et saisi le président du dialogue social, sans réponse. Nous sommes venus aujourd’hui pour attirer l’attention du médiateur, qui doit impérativement prendre ses responsabilités pour résoudre cette crise. Plutôt que de laisser la base réagir par d’autres moyens, nous privilégions la médiation », a-t-il déclaré à la presse.

Il a également déploré les divisions qui affaiblissent le mouvement syndical : « Un syndicat ne peut rien obtenir s’il n’est pas sérieux et uni. Il ne peut pas vaincre dans l’illusion, la division ou la démagogie. C’est cette division que nous sommes venus dénoncer, devant nos camarades, les enseignants de Guinée et les médiateurs. »

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Salifou Camara a tenu à préciser que sa présence ne visait pas à boycotter les négociations en cours avec le gouvernement, mais à affirmer sa légitimité et à défendre les intérêts des enseignants. « Nous ne sommes pas ici pour casser, bloquer ou empêcher les enseignants d’obtenir gain de cause. Nous sommes là pour galvaniser la troupe et dénoncer l’injustice qui règne dans nos structures syndicales », a-t-il ajouté.

Alors que les négociations se poursuivaient entre le gouvernement, le Syndicat national de l’éducation (SNE), la FSPE menée par Algassimou Barry et le Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), Salifou Camara et ses partisans ont finalement quitté les lieux.

Cheick Fantamadi pour Siaminfos.com
Tél. : 621 81 88 35

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