Les préparatifs du Hadj 2026 se poursuivent activement sur toute l’étendue du territoire national. La Guinée a obtenu cette année 10 000 places pour le pèlerinage à La Mecque. Cependant, la préfecture de Labé n’a reçu qu’un quota de 20 places, a révélé le secrétaire préfectoral des Affaires religieuses.
Au micro de notre correspondant, Elhadj Mamadou Mouctar Baldé a d’abord évoqué les préparatifs en cours dans sa juridiction, avant de préciser : « La Guinée, comme d’habitude, a obtenu 10 000 places pour le pèlerinage 2026 à La Mecque. Le secrétariat général des Affaires religieuses a organisé une conférence de presse à Conakry au cours de laquelle l’ensemble des exigences pour le Hadj 2026 a été détaillé. Ensuite, la clé de répartition a été établie et un courrier officiel nous a été envoyé pour indiquer que la préfecture de Labé doit inscrire 20 personnes. Un paragraphe du document précise que nous ne devons en aucun cas dépasser le quota attribué. Nous nous attendions au double, et imaginez la difficulté que nous avons eue à retenir ces 20 personnes. Mais, la population étant très compréhensive et croyante, nous réglons le problème sans heurt. »

Il a ajouté que la sélection des pèlerins est désormais conditionnée par leur aptitude médicale. « À ce jour, nous sommes déjà entrés en contact avec les services sanitaires, notamment l’hôpital régional de Labé, où des analyses et examens doivent être effectués pour certifier l’aptitude des pèlerins à effectuer le voyage dans de bonnes conditions. Cette activité commence demain au service de diabétologie. Le Hadj est le cinquième pilier de l’islam. Il faut avoir la capacité financière, mais surtout l’aptitude physique. C’est pourquoi, cette année, les examens médicaux priment. Ce n’est qu’après avoir été déclaré apte qu’un pèlerin verra son inscription confirmée. Ils sont invités à se rendre dès demain à l’hôpital et à nous transmettre leurs résultats. »
Poursuivant son propos, le secrétaire préfectoral a jugé faible ce quota de 20 personnes et a lancé un appel : « Pour les prochaines éditions, nous souhaitons vivement que le quota soit revu à la hausse. Qu’il s’agisse de revoir le quota national ou la clé de répartition, notre souhait est une augmentation. Toute la préfecture de Labé, treize sous-préfectures et la commune urbaine, pour seulement vingt personnes, c’est extrêmement délicat pour nous, chargés de cette activité. Mais, Dieu merci, avec l’aide du Créateur et la compréhension de nos concitoyens, nous arrivons à nous en sortir. »
Labé, Bachir Diallo pour siaminfos.com.
