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Liberté provisoire pour l’ex chargé des examens de Labé: le procureur précise les termes du contrôle judiciaire

L’affaire qui secoue la Direction préfectorale de l’Éducation de Labé connaît un nouveau rebondissement. Ibrahima Sory Bah, l’ex-chargé des examens, placé en détention provisoire depuis le 21 mai dernier pour des faits présumés d’escroquerie et de concussion portant sur la somme faramineuse de 340 370 000 francs guinéens, a obtenu une mise en liberté provisoire. Une décision de justice qui ne signifie pas pour autant un blanchiment des charges qui pèsent contre lui.

Interrogé ce jeudi 9 juillet 2026, le procureur de la République près le Tribunal de première instance (TPI) de Labé, Mohamed Samoura, a tenu à lever les équivoques sur cette décision, en détaillant le long processus judiciaire qui a abouti à cette libération.

Selon le magistrat, la demande de liberté n’a pas été accordée à la légère. « Le 10 juin 2026, M. Ibrahima Sory Bah a saisi le juge d’instruction d’une demande de mise en liberté provisoire », a rappelé le procureur. Dans un premier temps, le juge d’instruction a rendu une ordonnance de mise en liberté avec placement sous contrôle judiciaire le 19 juin. Cependant, l’inculpé n’ayant pu satisfaire à certaines des obligations fixées, il a introduit une nouvelle demande le 23 juin pour solliciter une modification de ces mesures.

C’est finalement le 6 juillet 2026 que le juge d’instruction a rendu une ordonnance modifiant les obligations du contrôle judiciaire, ouvrant la voie à la libération de l’ancien responsable des examens.

Si M. Bah a quitté sa cellule, sa liberté reste encadrée par un faisceau de contraintes destinées à garantir sa représentation devant la justice. Le procureur Samoura a énuméré les obligations désormais imposées à l’inculpé :

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· L’interdiction de quitter les limites territoriales de Labé sans une autorisation expresse du juge d’instruction.

· Une obligation de pointage : il doit se présenter une fois par semaine au greffe du cabinet d’instruction.

· Le dépôt de ses documents de voyage (passeport, etc.) au greffe du tribunal.

· Le versement d’une caution destinée à garantir sa représentation à tous les actes de la procédure.

« C’est la loi qui le prévoit », a souligné le procureur pour justifier la décision. Il a tenu à rassurer l’opinion publique sur la portée de cette mesure : « Cela ne signifie donc pas que M. Ibrahima Sory Bah est totalement libre. »

En effet, cette mise en liberté provisoire n’est qu’une étape dans le processus judiciaire. Elle n’équivaut en aucun cas à un non-lieu. « À l’issue de l’information judiciaire, si le juge d’instruction estime que les charges retenues contre lui sont suffisantes, il sera renvoyé devant le tribunal correctionnel pour être jugé », a conclu Mohamed Samoura.

L’ex-chargé des examens reste donc à la disposition de la justice, dans l’attente de l’ouverture de son procès. Cette affaire, qui met en lumière les dysfonctionnements présumés dans la gestion des examens nationaux, continue de faire réagir dans la région de la Moyenne-Guinée, où les parents d’élèves et les acteurs éducatifs suivent de près l’évolution du dossier.

Labé, Bachir Diallo pour siaminfos.com

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