L’incident s’est produit hier, mardi 20 janvier 2026, dans le secteur de Sambaya, dans la commune urbaine de Tougué. Selon les informations, un père de famille nommé Fodé Moussa Diaby a été attaqué par un léopard alors qu’il cherchait des lianes pour réparer la toiture de sa case. Surpris par le félin, il a été grièvement blessé. Admis en urgence à l’hôpital préfectoral de Tougué, la victime suit actuellement un traitement.
Joint au téléphone, Alpha Oumar Baldé, un des petits-fils de la victime, a expliqué les circonstances : « C’est hier, mardi 20 janvier 2026, que mon grand-père est allé en brousse chercher des lianes. Il n’était muni que de sa hache. Il a été subitement attaqué par ce léopard. En se défendant, tous ses doigts et orteils ont été sectionnés par l’animal, qui a tenté à plusieurs reprises de s’en prendre à son visage. Ce n’est qu’en faisant semblant d’être mort que l’animal l’a abandonné sur place. Après un moment, il a appelé au secours. Une femme, partie puiser de l’eau pour son jardin potager, l’a découvert le premier, gisant dans une mare de sang. Il a ensuite été admis d’urgence à l’hôpital. Actuellement, les habitants se mobilisent pour retourner sur les lieux, tenter de retrouver ses doigts et orteils, et les enfouir pour éviter que des animaux ne les emportent », a-t-il déclaré.
Aussitôt informé, le lieutenant Ahmed Touré, gestionnaire du parc national du Moyen-Bafing, a engagé des démarches pour localiser l’animal et se rendre au chevet de la victime : « J’ai été informé par le directeur préfectoral de l’environnement de Tougué. Cette attaque est le fait d’un animal du parc. Notre parc n’étant pas clôturé, les animaux peuvent s’éloigner de leur aire de protection. Si leur chemin croise celui d’un humain, l’attaque est un réflexe. Nous prenons d’abord des dispositions pour rencontrer la victime, puis nous enquêterons sur les lieux pour obtenir les coordonnées GPS de l’animal. Si l’attaque a eu lieu hors du parc, nous lancerons des messages de sensibilisation adaptés, car les habitants sont surpris de la présence de ces animaux près de leurs habitations. À première vue, il s’agit bien d’un animal du parc. Pour bien cerner la situation, nous mènerons une mission via notre section « plainte et griffe ». Nous sommes condamnés à coexister avec ces animaux et à partager le même territoire. Il nous faut donc anticiper pour éviter toute escalade », a-t-il indiqué.
Bachir Diallo, Labé pour siaminfos.com.
