La Guinée franchit une nouvelle étape dans son projet d’amélioration de la gestion des déchets solides et liquides. Le ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures et l’Agence nationale de l’assainissement et de la salubrité publique (ANASP) ont engagé, ce jeudi 22 octobre 2026, le processus de lancement des études préalables du Projet de gestion intégrée des déchets dans huit villes de l’intérieur du pays.
Pour conduire ces travaux, les autorités ont reçu le bureau d’études CONCEPT INTERNATIONAL. La mission porte notamment sur les études d’avant-projet sommaire (APS) et l’analyse environnementale et sociale (AES). Elle bénéficie de l’appui de la Banque islamique de développement.
Cette initiative intervient dans un contexte marqué par les difficultés liées à la collecte, au traitement et à la valorisation des déchets. L’objectif est de définir des solutions adaptées aux localités concernées et de préparer des projets susceptibles de mobiliser des financements pour leur mise en œuvre.
Représentant le ministre, la cheffe de cabinet du département, Fatoumata Diarraye Diallo, a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective pour relever ce défi environnemental.
« La gestion des déchets ne peut être l’affaire d’un seul ministère ou d’une seule institution. Elle exige une responsabilité partagée, une coordination efficace et un engagement constant de tous les acteurs », a-t-elle rappelé, soulignant que le ministère devra veiller à la mise en application des recommandations issues des études.
Du côté de l’ANASP, cette démarche doit permettre de disposer d’un cadre opérationnel pour mieux organiser la gestion des déchets dans les huit villes ciblées. Son directeur général a également évoqué la possibilité de mobiliser des partenaires financiers déjà intéressés par le développement de solutions dans ces localités.
Le calendrier de la mission est, quant à lui, fixé à quatre mois. Maher Harmel, directeur opérationnel de CONCEPT INTERNATIONAL, a précisé que les équipes entameraient les travaux dès le démarrage officiel de la mission.
« La mission commencera à partir d’aujourd’hui et s’étendra sur quatre mois », a-t-il indiqué, ajoutant que les études doivent aboutir à la production des rapports attendus et à la préparation d’un projet susceptible d’obtenir des financements.

Au terme de ce processus, les autorités guinéennes espèrent disposer d’outils de planification solides pour améliorer durablement la gestion des déchets. La concrétisation de cette ambition dépendra notamment des résultats des études, de la mobilisation des financements et de la mise en œuvre des recommandations dans les villes concernées.
Moussa Camara, pour Siaminfos.com
