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FEGUIFOOT : les défis qui attendent Mamadi Doumbouya après son élection

Élu à la présidence de la Fédération guinéenne de football (FEGUIFOOT) le mardi 27 octobre, Mamadi Doumbouya hérite d’une institution confrontée à de fortes attentes. Après plusieurs années de crises et de tensions, les acteurs du football espèrent une gouvernance plus stable, des infrastructures adaptées et de meilleures perspectives pour les équipes nationales.

À Conakry, les consultants sportifs placent déjà la nouvelle équipe dirigeante face à ses responsabilités. Pour Amadou Major Diallo, la priorité doit être de mobiliser les cadres de la fédération autour d’un objectif commun : défendre les intérêts du football guinéen plutôt que des intérêts personnels.

« Le premier chantier, c’est de préparer psychologiquement et mentalement ses cadres. Parce qu’il a des cadres qui sont compétents. Maintenant, il faut leur faire comprendre qu’ils sont là pour défendre les couleurs de la nation, pas pour se remplir les poches. Aujourd’hui, bon nombre de personnes profitent de l’image du football pour se faire de l’argent. Il doit leur faire comprendre qu’on est là pour la nation, pour défendre l’équipe nationale guinéenne et atteindre nos objectifs. Il doit aussi travailler avec le ministère des Sports pour développer les infrastructures sportives et investir à la base », estime-t-il.

De son côté, Mamadou Djan Baldé voit dans cette élection une occasion de renouveler les pratiques de gestion du football national. Il estime que les compétences issues d’autres secteurs, notamment de l’entrepreneuriat, pourraient contribuer à améliorer le fonctionnement de la fédération.

« J’ai toujours réclamé que des personnes qui ont réussi dans leur domaine viennent s’impliquer dans le football afin de le faire changer. Sur les cinq à dix dernières années, nous avons connu plusieurs présidents de fédération, pour la plupart issus de la présidence de clubs, mais personne n’a réussi à aller au bout de son mandat. Il y a eu des difficultés, des malversations, des dénonciations. Mamadi Doumbouya vient du secteur public, mais son équipe compte aussi des personnes qui ont réussi dans les affaires et l’entrepreneuriat. Elles peuvent mettre leur expertise au service du football, parce que celui-ci en a vraiment besoin », souligne-t-il.

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Le scrutin du 27 octobre a opposé quatre candidats. Mamadi Doumbouya est arrivé en tête avec 21 voix, devant Antonio Souaré, qui en a obtenu 18, et Ibrahima Kalil Kaba, crédité de 13 voix. Bachir Haidara n’a recueilli aucun suffrage.

Désormais, le défi dépasse la victoire électorale. La nouvelle direction devra traduire les attentes exprimées en actions concrètes, avec des priorités clairement définies pour la gouvernance, les infrastructures, la formation des jeunes et les performances des équipes nationales. C’est sur ces résultats que sera jugée sa capacité à ouvrir un nouveau chapitre du football guinéen.

Alhassane Daffé, pour Siaminfos.com

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