La partie civile n’a pas été convaincue par les explications fournies par Mandian Sidibé lors de l’audience du vendredi 30 octobre 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF). À la sortie des débats, Me Christophe Labilé Koné, représentant de la partie civile, a reproché à l’ancien directeur général de l’Office guinéen de publicité (OGP) de chercher, selon lui, à se soustraire à ses responsabilités dans cette affaire portant notamment sur un présumé détournement de 78 milliards de francs guinéens.
Pour l’avocat, les explications de l’ancien responsable de l’OGP ne permettent pas de faire oublier les obligations qui lui incombaient dans la gestion de l’institution. Il estime que Mandian Sidibé doit répondre de ses propres actes, plutôt que de déplacer le débat vers la responsabilité d’autres personnes.
« À un moment donné, on a l’impression qu’il essaie de fuir sa responsabilité. C’est lui qui a été entendu aujourd’hui. Quand on gère une institution, il faut assumer ses responsabilités et respecter les procédures en vigueur », a déclaré Me Christophe Labilé Koné au micro de CAVI FM.
Le conseil de la partie civile a également critiqué ce qu’il considère comme une volonté de l’ancien directeur général de mettre en avant une communication institutionnelle pour expliquer certains éléments du dossier. Selon lui, cet argument ne saurait occulter les conclusions du rapport de l’inspection sur lesquelles la partie civile entend s’appuyer.
Me Koné a par ailleurs évoqué les explications relatives aux ressources de l’OGP. D’après les éléments avancés dans les débats, Mandian Sidibé aurait notamment soutenu que l’institution avait mobilisé 108 milliards de francs guinéens, dont 52 milliards auraient été consacrés à la masse salariale.
Pour la partie civile, ces chiffres doivent être examinés à la lumière des conclusions du rapport d’inspection et des éléments soumis à l’appréciation de la Cour.
La procédure se poursuit devant la CRIEF. Les arguments de la défense et ceux de la partie civile devront être examinés par la juridiction, seule habilitée à se prononcer sur les faits reprochés à l’ancien patron de l’OGP.
Hassane Diallo, siaminfos.com
