C’est dans la soirée du mardi 15 juillet 2026 que le ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle a dévoilé les statistiques officielles. Pour la région de Labé, 5 664 candidats ont été évalués, et 3 052 ont été déclarés admis, soit un taux de réussite de 54 %. Un chiffre qui traduit une régression sensible par rapport à l’année dernière, où la région avait enregistré 57 % de taux de réussite.
Interrogé sur ces résultats, Alghassimou Diallo, chef de la cellule examen et contrôle scolaire à l’Inspection régionale de l’éducation (IRE) de Labé, a livré une analyse sans fard : « Au niveau de notre région, on avait 5 664 candidats évalués et 3 052 ont été déclarés admis, soit un taux de 54 %. Chez les filles, on avait 3 594 évaluées et 1 870 ont été déclarées admises. Cette année, on a eu 54 % et, par contre, l’année dernière on avait eu 57 %. Nous avons donc régressé. »
Un constat d’autant plus préoccupant que les résultats varient du simple au double selon les préfectures. Ainsi, tandis que Koubia affiche un taux exceptionnel de 99 % (125 admis sur 126 évalués), Tougué peine avec seulement 42 % de réussite (120 admis sur 286). Labé-ville, pour sa part, enregistre un taux de 47 % (1 895 admis sur 4 051 candidats), tandis que Lélouma et Mali se distinguent avec 76 % de succès chacune.
Cette régression de 3 points par rapport à 2025 interpelle. Si les raisons précises de ce recul ne sont pas encore officiellement analysées, plusieurs hypothèses circulent : difficultés d’encadrement, disparités dans la qualité de l’enseignement, ou encore conditions de passation des épreuves dans certaines localités. La faible performance de la préfecture de Labé, qui concentre pourtant le plus grand nombre de candidats, pèse lourdement sur la moyenne régionale.
Face à ce bilan en demi-teinte, Alghassimou Diallo appelle à une réflexion collective : « Nous devons tirer les leçons de cette contre-performance, notamment en renforçant l’accompagnement des élèves et en identifiant les facteurs de blocage dans les zones les plus en difficulté. »
L’enjeu est de taille pour cette région de la Moyenne Guinée, où l’éducation reste un levier essentiel de développement. Si les résultats de Koubia montrent qu’une excellence est possible, les écarts observés soulignent l’urgence d’une politique éducative plus équilibrée sur l’ensemble de la région.
Labé, Bachir Diallo pour siaminfos.com
