OUAGADOUGOU – le Burkina Faso vient de frapper un grand coup scientifique.
Le 15 octobre 2026, l’AIEA a révélé que des chercheurs de l’Université Joseph Ki-Zerbo et de l’INERA, dirigés par le Pr Imaël Henri Nestor Bassolé, ont créé 8 nouvelles variétés de riz grâce à la technologie nucléaire (sélection par mutation induite par rayonnement), avec l’appui de l’AIEA et de la FAO via l’initiative Atoms4Food.
Les chiffres sont vertigineux:
• Rendement: 9 à 11 tonnes par hectare, dont 11,76 tonnes testées à Banzon. Contre 4 à 6 tonnes pour les variétés guinéennes classiques.
• Cycle: 95 à 106 jours seulement, soit 3 récoltes par an possibles.
• Particularités: 2 variétés à gros grains, 2 riches en amidon résistant (bon pour les diabétiques), 1 riz gluant.
Contexte: la consommation de riz a doublé en 10 ans au Burkina. Le pays importe encore la moitié de ses besoins. Le 29 avril 2026, le gouvernement a même suspendu temporairement les importations pour écouler la production locale qui avait bondi de 49% en 2025.
Le défi maintenant: produire assez de semences certifiées. Un modèle direct pour la Guinée et ses plaines de Kankan et Siguiri.