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Comment développer le capital humain en Guinée ? La question débattue par cinq anciens ministres, à Conakry 

Le capital humain est défini par la Banque mondiale comme l’ensemble des connaissances, compétences et conditions de santé que les individus accumulent tout au long de leur vie et qui leur permet de réaliser pleinement leur potentiel en devenant des membres productifs de la société. Mais comment développer ce capital humain en Guinée pour un développement harmonieux du pays ? La thématique a été longuement débattue lors d’une conférence débats le weekend dernier par cinq anciens ministres et plusieurs autres invités.

Interrogé, Amadou Thierno Diallo, ancien ministre de la coopération et de l’intégration africaine, initiateur de cette conférence débats a expliqué son bien-fondé.

« On a estimé comme tout le monde qu’il fallait engagé le débat en profondeur sur les problématiques que nous avons dans notre pays et contribuer à bâtir une nation unie et prospère. C’est pourquoi on a mobilisé quelques personnalités qui travaillent dans le secteur et on a choisi de discuter du capital humain. Il y a beaucoup à faire. Ce n’est pas seulement le capital humain, il y a les infrastructures, il y a l’éducation; c’est des sujets qui viendront. Mais pour le moment, on a dit que si on veut bâtir une société juste et prospère, c’est important d’avoir un capital humain efficient, efficace pour pouvoir d’abord préparer les politiques publiques et de les dérouler », a-t-il laissé entendre.

Lors de ces débats sans filtre, plusieurs problématiques qui freinent le développement socioéconomique du pays ont été touchées. C’est notamment celles liées à l’éducation, à la mal nutrition, à la gouvernance, à la conception et à la mise en œuvre des politiques publiques, entre autres.

Pour l’ancienne ministre Hadja Makalé Camara, conférencière, il faut davantage investir sur l’éducation et la formation de l’Homme qui, selon elle, constitue le véritable problème.

« L’Homme est le capital le plus important, parce qu’il est au début et à la fin de tout le processus de développement. C’est l’homme qui agit sur la matière pour la changer pour que nous ayons les biens que nous avons. Et s’il n’est pas à même de le faire parce qu’il n’a pas les compétences requises, parce qu’il n’a pas la formation nécessaire, parce qu’il n’a même pas le patriotisme qu’il faut aussi. Parce que nous avons ce problème aussi en Guinée aujourd’hui. Donc, le capital humain c’est tout guinéen qui vit dans ce pays, qui doit ensemble dans une cohérence mettre nos compétences, nos aptitudes, mais il y a aussi la culture, la productivité de notre jeunesse, la productivité de nos travailleurs, la productivité de nos zones rurales, tout cela mis ensemble constitue le capital humain pour que ce pays dépasse là où il est aujourd’hui. Nous devons agir sur l’Homme d’abord, la connaissance, l’éducation… », a dit la présidente du parti FAN.

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Abondant dans le même sens, Julien Yombouno, ancien ministre du travail et de la fonction publique estime qu’il faut forcément la formation et le renforcement des capacités pour développer le capital humain. Le conférencier insiste sur l’utilisation rationnelle et équitable des compétences.

« On développe le capital humain comme tout le monde. Il y a la formation, il y a l’école, il y a le renforcement des capacités, il y a l’auto apprentissage… Donc, tous ces aspects permettent de développer le capital humain. Mais l’important n’est pas simplement de développer le capital humain, de le constituer, mais il faut l’utiliser à bon escient, de façon rationnelle en se fondant sur l’éthique, la justice et l’équité », a-t-il martelé.

De son côté, Hadja Aïcha Bah, ancienne ministre de l’éducation nationale a préconisé la formation et l’éducation pour développer tout capital humain. Quant à Ibrahima Kalil Kaba, ancien ministre des affaires étrangères, il pense que l’incohérence des politiques publiques est la principale problématique qu’il faut résoudre en vue d’un développement harmonieux.

A noter qu’en réponse aux sollicitations des participants, l’initiateur a fait savoir que d’autres conférences débats axées sur des nouvelles thématiques de développement vont être organisées dans les semaines et moi à venir.

 

Abdourahmane Pilimini Diallo pour siaminfos.com

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