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Drame routier à Mamou : 15 morts, dont 8 enfants, dans une collision à Diarabaka

Un violent accident de la route s’est produit dans la nuit du dimanche 28 au lundi 29 juin 2026, à l’entrée de la ville de Mamou, précisément à Diarabaka. Le choc entre un camion-remorque et un véhicule de transport en commun a fait 15 morts, dont 8 enfants. Un bilan encore provisoire qui plonge la ville dans l’émotion.

Les faits se sont déroulés aux alentours de 2 heures du matin. Selon les premiers éléments recueillis sur place, un camion-remorque circulant en direction de Mamou est entré en collision avec une voiture de marque Peugeot 505, qui transportait une quinzaine de passagers. L’impact a été d’une telle violence que le véhicule de transport a été traîné sur près de 400 mètres par le poids lourd avant que ce dernier ne s’immobilise.

« C’est l’apprenti qui a dit au maître qu’il avait heurté quelqu’un », a confié Mamadou Bhoye Diallo, troisième chargé des conflits et négociations au bureau de l’union régionale des transporteurs de Mamou, présent sur les lieux.

Joint sur place, le grand frère du chauffeur de la Peugeot, qui conduisait au moment du drame, a livré un récit douloureux. Il expliquait dormir chez lui lorsque, à 2 h 09, son aîné l’a appelé pour l’informer de l’accident.

« Arrivé sur les lieux, j’ai trouvé que 6 personnes avaient été transportées à l’hôpital et que 5 étaient déjà décédées. Une personne vivante a été référée aux urgences. Les autres ont été sortis sous mes yeux. C’est à l’aide d’une grue que cette opération a pu se faire », a-t-il raconté, la voix marquée par l’émotion.

Il a également précisé que la gendarmerie et les agents de la protection civile sont rapidement intervenus pour soulever le camion-remorque. « Ils ont pu sortir 9 corps sous mes yeux, en direction de la morgue de l’hôpital régional de Mamou », a-t-il ajouté.

Les secours ont dû faire face à une situation particulièrement difficile. Le poids lourd a été dégagé de la chaussée et conduit à la gendarmerie. Le conducteur du camion, quant à lui, est toujours activement recherché par les forces de l’ordre.

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« Nous avons dégagé les lieux pour permettre aux autres engins de circuler. Le camion-remorque a été transporté à la gendarmerie, mais nous n’avons pas pu retrouver le chauffeur. Les recherches se poursuivent », a indiqué Mamadou Bhoye Diallo.

Le gouverneur de la région de Mamou, présent sur les lieux, n’a pas caché son émotion. Il a déploré les circonstances de ce drame, pointant du doigt le non-respect des règles élémentaires de sécurité.

« 15 personnes dans un taxi, c’est le non-respect des mesures de sécurité et du code routier. C’est un accident qu’on pouvait éviter. On ne peut pas continuer à faire monter des gens dans des taxis comme des sardines ou du bétail », a-t-il martelé.

Il a lancé un appel aux syndicats de transporteurs pour qu’ils veillent strictement aux conditions d’embarquement et de débarquement des passagers.

Le gouverneur a également annoncé que des dispositions avaient été prises pour l’identification des corps. « Nous allons rapatrier ceux qui peuvent l’être, ou les remettre à leurs familles en présence des autorités judiciaires. Pour les autres, ils seront enterrés ici », a-t-il précisé.

Un dispositif est en cours pour faciliter les démarches administratives et psychologiques auprès des familles endeuillées.

La gendarmerie a ouvert une enquête pour déterminer les circonstances précises de cette collision. L’absence du conducteur du camion-remorque soulève des interrogations, et les autorités appellent toute personne susceptible de fournir des informations à se manifester.

Ce drame vient rappeler, une fois de plus, l’urgence de renforcer les contrôles et de sensibiliser les acteurs du transport routier en Guinée, où les accidents mortels restent malheureusement fréquents sur les routes nationales.

Labé, Bachir Diallo pour siaminfos.com

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