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Guinée: les enseignants chercheurs boursiers en Afrique et Europe demandent une augmentation de leurs bourses d’entretien

Vraisemblablement, c’est une mauvaise nouvelle qui s’annonce pour le ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation. Après l’avis de grève rendu public par le syndicat autonome de l’enseignement supérieur lundi dernier, c’est au tour des enseignants chercheurs boursiers en formation dans les pays de la sous-région et en Europe pour le master et le doctorat, de déclencher une autre grève. Ils demandent l’augmentation du montant qui leur a été octroyé.

Fatoumata Binta Diallo, enseignante à l’institut supérieur de la communication et de l’information, suit actuellement un master au Burkina. A notre micro elle fait savoir que la somme qui leur est donnée par l’État est insuffisante.
 »Nous vivons très mal. Ceux de la France par exemple ont perçu environ 30 millions pour leur doctorat. Ceux qui font le master, 24 millions. 24 millions, ce qui est dérisoire pour quelqu’un qui va dans un pays étranger. Il faut te faire une vie parce que tu ne connais pas le pays. Quand tu finis les dépenses, tu paies l’institution de formation. Par exemple moi, à Ouagadougou, je paie 750 000 francs CFA. Donc, quand tu enlèves ça dans mes 24 millions, rien ne reste. Je survis de jour en jour. Parfois, je prends mon salaire parce que j’ai une carte Visca. Je sors de l’argent souvent dans mon salaire pour subvenir à mes besoins. Donc, je me dis que ce n’est pas une vie. Puisque l’enseignement supérieur exige que les enseignants chercheurs se forment, je crois qu’ils doivent mettre en place des initiatives pour nous accompagner pour qu’on puisse y arriver », sollicite-elle avant de poursuivre:

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 »Je suis fière que l’État nous prenne en compte parce que c’était une première. Mais, on souhaiterait qu’il (Etat ) revoit la somme qui a été donnée parce que c’est vraiment insuffisant. Le franc guinéen et le franc CFA, ça ne peut pas aller ensemble parce que quand tu fais la monnaie, tu ne perçois que des miettes et le logement coûte cher. C’est de 50.000 francs CFA à plus. Ça, pour juste une chambre. Quand je prends le Sénégal, là-bas, la vie est plus cher que par rapport aux autres pays », a conclu l’enseignante.

 

Ibrahima CAMARA pour siaminfos.com

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