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Hafia (Labé) : un jeune conducteur de taxi-moto sauvagement assassiné, sa moto volée

Dans la soirée du jeudi 6 août 2026, un drame d’une violence inouïe a frappé la localité de Gonkou, dans la commune rurale de Hafia, préfecture de Labé. Un conducteur de taxi-moto, Oumar Diouma Bah, âgé d’une vingtaine d’années, a été retrouvé mort, assassiné par des inconnus qui ont pris la fuite avec son engin.

Pour l’heure, les circonstances exactes de ce meurtre restent encore floues, mais les premiers éléments recueillis sur place laissent entrevoir une exécution brutale. C’est grâce à un concours de circonstances que le corps sans vie de la victime a été découvert. Saikou Oumar Bah, membre du syndicat des conducteurs de taxi-moto à Pita, a raconté les faits : « Je quittais Doghol pour me rendre à Pita. À Hore Basso, je me suis arrêté pour rendre un téléphone portable que j’avais trouvé. Sur place, je discutais avec un collègue originaire de cette localité quand il a reçu un appel. Son ami lui demandait s’il était au courant de la mort d’un conducteur de taxi-moto. Ne sachant rien, nous nous sommes immédiatement rendus sur les lieux, à Gonkou. Arrivés, nous avons constaté que la victime était bien l’un des nôtres. Nous avons alors alerté les autorités locales, le sous-préfet et la gendarmerie de Hafia, qui ont pris en charge le corps. »

Le drame a plongé la famille de la victime dans une profonde détresse. Mamadou Yero Bah, le père d’Oumar Diouma, encore sous le choc, a livré un témoignage bouleversant : « Ce jeudi matin, mon fils a déjeuné à la maison avant de sortir pour travailler. C’est aux environs de 17 heures que j’ai reçu un appel m’annonçant son assassinat. J’étais alors au marché de Pita. Je ne peux pas croire qu’on ait pu tuer mon fils comme un chien, sans raison. Je lance un appel solennel aux autorités pour qu’elles mettent tout en œuvre afin de retrouver les auteurs de cet acte ignoble. »

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Le corps d’Oumar Diouma Bah, originaire de Bourouwal Tapè dans la préfecture de Pita, a été déposé à la morgue de l’hôpital régional de Labé, sur ordre du procureur. Une enquête est désormais ouverte pour identifier et arrêter les meurtriers.

Ce nouveau crime ravive la psychose chez les conducteurs de taxi-moto, souvent vulnérables face aux attaques armées. Les appels à renforcer la sécurité dans la région se multiplient, alors que la population réclame justice pour ce jeune homme dont la vie a été brutalement fauchée.

Labé, Bachir Diallo, pour siaminfos.com

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