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JE LÈVE MON POUCE ! Cinq femmes journalistes distinguées

JE LÈVE MON POUCE !

Cinq femmes journalistes distinguées : quand la Nation honore la mémoire, le mérite et l’engagement

Par Zakaria Camara

Il arrive que la République trouve les mots justes pour saluer celles et ceux qui, dans la discrétion du quotidien, ont consacré leur talent, leur voix et leur énergie au service de l’information. En élevant cinq femmes journalistes au grade de chevalier dans l’Ordre national du Mérite, la Guinée ne célèbre pas seulement cinq parcours professionnels : elle met en lumière la contribution des femmes à la construction de son paysage médiatique.

Oui, je lève mon pouce !

Je lève mon pouce pour BountourabySylla, Hawa Keïta, Rabiatou Diallo, Hadja Saran Camara et Julienne Lama, les cinq professionnelles citées dans le décret lu ce vendredi 23 octobre, à la télévision nationale. À travers elles, c’est la contribution des femmes au développement du paysage médiatique guinéen qui reçoit une reconnaissance officielle.

Car le journalisme n’est pas seulement un métier de micro, de caméra ou de plume. C’est une responsabilité. C’est le devoir d’informer, d’expliquer, de témoigner et de contribuer à la compréhension des réalités nationales. C’est aussi un engagement quotidien, parfois discret, souvent exigeant, qui demande de la rigueur, de la patience et du courage.

Derrière chaque voix qui s’élève sur les ondes, chaque information portée au public et chaque émission qui entre dans les foyers, il y a des années de travail, des sacrifices et une passion pour l’information. Le mérite journalistique ne se mesure donc pas uniquement à la notoriété. Il se construit dans la durée, par le professionnalisme, la constance et le service rendu au public.

La distinction de ces cinq femmes rappelle également la place essentielle des femmes dans les médias guinéens. Elles ont contribué, chacune à sa manière, à faire vivre l’information et à renforcer la présence féminine dans un univers professionnel où l’exigence reste permanente. Leur reconnaissance est un encouragement pour celles et pour les jeunes générations qui rêvent de prendre demain le relais.

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Mais au-delà des médailles et des honneurs, cette décision nous invite à une réflexion plus large : comment mieux reconnaître celles et ceux qui servent durablement la profession ? Comment préserver la mémoire des pionniers, valoriser les parcours exemplaires et transmettre aux jeunes journalistes les principes fondamentaux du métier ?

La reconnaissance nationale est importante. Elle prend toutefois toute sa valeur lorsqu’elle s’accompagne d’une culture durable de la reconnaissance professionnelle, de la formation, de la protection des journalistes et du respect de l’éthique.

Honorer les journalistes, c’est aussi rappeler les exigences qui fondent leur crédibilité : l’exactitude des faits, l’indépendance de jugement, le respect de la dignité humaine et la responsabilité envers les citoyens.

Aujourd’hui, cinq femmes de la Radio télévisons guinéenne sont mises à l’honneur. Demain, d’autres parcours mériteront certainement d’être reconnus. L’essentiel est que le mérite ne soit ni oublié ni réduit à une cérémonie, mais qu’il devienne une référence pour toute la profession.

À ces cinq journalistes distinguées, j’adresse mes félicitations. Leur consécration constitue un moment de satisfaction pour leurs proches, leurs collègues et l’ensemble du monde médiatique guinéen.

Oui, je lève mon pouce pour cette reconnaissance !

Parce qu’une Nation qui honore celles et ceux qui la servent rappelle que le travail, l’engagement et la contribution à la vie collective ont de la valeur.

Et je le lève encore plus haut pour une presse guinéenne qui saura faire de cette reconnaissance non pas un aboutissement, mais une invitation à aller plus loin : mieux informer, mieux former, mieux transmettre et mieux servir le public.

Car, au bout du compte, le véritable honneur du journaliste demeure la confiance des citoyens.

JE LÈVE MON POUCE !

Voir les mérites, saluer les engagements et encourager les bonnes pratiques.

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