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JE LÈVE MON POUCE ! Fana Soumah : le retour de l’expérience au service d’un secteur stratégique

JE LÈVE MON POUCE !

Fana Soumah : le retour de l’expérience au service d’un secteur stratégique

Par Zakaria Camara

En matière de gouvernance, certains choix traduisent une vision, tandis que d’autres révèlent une volonté de continuité, de confiance et d’efficacité. Le retour de Fana Soumah à la tête du ministère de la Communication de l’Économie numérique et de l’innovation mérite, à ce titre, une attention particulière.

Il constitue une occasion de saluer la décision du président de la République, Mamadi Doumbouya, et de mesurer les attentes qu’elle suscite dans un secteur essentiel à la vie démocratique, à la modernisation de l’État et au développement économique de la Guinée.

Je lève mon pouce au président Mamadi Doumbouya pour cette marque de confiance renouvelée, qui peut être interprétée comme la volonté de s’appuyer sur l’expérience et la connaissance des réalités du terrain pour redonner une nouvelle impulsion à un département stratégique.

Diriger un pays, c’est aussi savoir apprécier les compétences disponibles, reconnaître les expériences acquises et confier des responsabilités à des femmes et à des hommes capables de comprendre les enjeux du moment. Le choix d’un responsable ne se juge pas uniquement à l’aune de son parcours, mais également à la lumière de la mission qui lui est confiée et des résultats que l’on attend de lui.

Dans cette perspective, le retour de Fana Soumah peut être perçu comme une opportunité de consolider les acquis, de corriger les insuffisances et de remettre en mouvement les dossiers qui appellent une attention particulière.

Car la communication et l’économie numérique ne sont pas des secteurs secondaires. Elles se trouvent au croisement de l’information, de la démocratie, de l’innovation, de l’éducation citoyenne et de la transformation économique. Elles participent à la manière dont un pays informe ses citoyens, valorise son image, modernise ses services publics et prépare son avenir.

Fana Soumah, l’expérience comme atout

Le mérite de Fana Soumah réside notamment dans sa connaissance de l’univers médiatique et des réalités de la communication en Guinée. Son expérience constitue un atout pour appréhender les préoccupations des professionnels, comprendre les défis auxquels les médias sont confrontés et mesurer les transformations qui s’imposent à l’ensemble du secteur.

Dans un environnement marqué par la progression des plateformes numériques, la multiplication des sources d’information et l’évolution des habitudes du public, la gestion de ce département exige bien davantage qu’une maîtrise administrative. Elle nécessite une compréhension des médias traditionnels, une capacité d’anticipation et une aptitude à dialoguer avec des acteurs aux intérêts parfois différents, mais dont les contributions sont indispensables à la vitalité du paysage médiatique.

L’expérience permet de mieux discerner les urgences, d’éviter certaines erreurs et de prendre des décisions éclairées. Elle offre également une connaissance des dossiers, des contraintes institutionnelles et des attentes des professionnels.

Toutefois, l’expérience n’a de véritable valeur que lorsqu’elle se transforme en action. Le passé peut éclairer le présent, mais c’est la capacité à répondre aux défis actuels qui détermine la portée d’une responsabilité publique.

C’est précisément à ce niveau que Fana Soumah est attendu : faire de son expérience un levier de réformes, de dialogue et de résultats tangibles.

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Sa connaissance de l’écosystème est un atout pour faire progresser la liberté de la presse, le professionnalisme et la responsabilité éditoriale.

Une politique publique efficace dans le domaine de la communication doit contribuer à créer les conditions permettant aux journalistes de travailler dans le respect des lois, de l’éthique et de la déontologie.

L’économie numérique, un chantier d’avenir

L’autre dimension de ce portefeuille ministériel est tout aussi déterminante : l’économie numérique.

À l’heure où la transformation digitale modifie les administrations, les entreprises et les relations entre les citoyens, la Guinée doit pouvoir tirer pleinement profit des opportunités offertes par les nouvelles technologies.

La modernisation des services publics, le développement des compétences numériques, l’amélioration de l’accès aux outils digitaux, la promotion de l’innovation et l’accompagnement des jeunes entrepreneurs constituent autant de chantiers susceptibles de contribuer à la création de richesses et d’emplois.

La communication et le numérique doivent donc être pensés comme deux leviers complémentaires d’une même ambition nationale : mieux informer, mieux connecter, mieux former et mieux servir les citoyens.

Sur ce terrain, les attentes sont élevées. Il faudra une stratégie lisible, des priorités clairement définies, des objectifs mesurables et une capacité à coordonner les initiatives pour que la transformation numérique se traduise par des bénéfices perceptibles dans la vie quotidienne des Guinéens.

Féliciter le choix, attendre les résultats

En renouvelant sa confiance à Fana Soumah, le président Mamadi Doumbouya ouvre une nouvelle séquence dont la réussite dépendra de la capacité du ministre à répondre aux attentes et à imprimer sa marque dans la conduite des affaires publiques. Il convient de saluer la vision qui consiste à considérer les compétences et l’expérience comme des ressources au service de l’État.

Mais il convient tout autant de rappeler que toute nomination comporte une obligation de résultats.

La confiance présidentielle est un point de départ, non une fin en soi. Elle engage celui qui la reçoit à faire preuve de disponibilité, d’écoute, de méthode et de détermination.

Aux professionnels des médias, il faudra apporter des réponses.

Aux acteurs du numérique, des perspectives.

Aux citoyens, des avancées concrètes.

Et aux institutions, des résultats qui témoignent de la pertinence des orientations retenues.

Car, en définitive, la réussite d’un ministre ne se mesure ni à la solennité de sa nomination ni à la durée de son passage au gouvernement, mais à la qualité de son action et à l’empreinte qu’il laisse dans son secteur.

Je lève donc mon pouce au président Mamadi Doumbouya pour ce choix renouvelé et à Fana Soumah pour l’expérience qu’il apporte à cette mission.

Mais je garde également un œil attentif sur les actes à venir. Parce qu’en matière de gouvernance, les bonnes intentions méritent d’être saluées, les compétences reconnues et les résultats récompensés.

La confiance ouvre la porte.

L’expérience donne des repères. Seuls les résultats permettent de juger le chemin parcouru.

Je lève mon pouce pour l’espoir suscité par ce retour

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