La tension remonte d’un cran dans le Golfe. Un pétrolier a été touché ce mercredi 21 octobre 2026 par un projectile d’origine inconnue au large d’Oman, à l’entrée même du détroit d’Ormuz, a alerté l’agence britannique de sécurité maritime UKMTO.
Selon le communiqué de l’United Kingdom Maritime Trade Operations (UKMTO), l’incident s’est produit à 01h45 GMT, à 11 miles nautiques (environ 20 km) à l’ouest de Bukha, en Oman. Le projectile a provoqué un incendie à bord, depuis maîtrisé.
« Le navire est désormais au mouillage. Tout l’équipage est sain et sauf. Aucun impact environnemental n’a été signalé à ce stade », précise l’agence basée à Manama.
L’UKMTO, qui fait autorité pour le commerce maritime mondial, appelle tous les navires transitant par la zone à « naviguer avec la plus grande prudence » et à signaler toute activité suspecte.
Un deuxième pétrolier touché et un détroit sous haute tension
Ce n’est pas un cas isolé. L’agence a signalé un second incident la veille, à 30 miles au sud-est d’Al Faw, en Irak, où un autre pétrolier a également été frappé par un projectile sans faire de victimes.
Ces attaques interviennent dans un contexte d’escalade totale. Depuis le début de la guerre entre les États-Unis/Israël et l’Iran fin février 2026, Téhéran a imposé un blocus partiel du détroit d’Ormuz, par lequel transitait avant le conflit 20% du pétrole et du gaz mondial. Washington, de son côté, maintient un blocus naval des ports iraniens dans le cadre de l’opération « Paria Économique ».
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont d’ailleurs annoncé mardi que deux autres superpétroliers avaient pris feu après avoir heurté des mines en tentant de passer par une « route non autorisée ».
Et la Guinée dans tout ça ?
Si l’incident paraît lointain, ses conséquences pourraient être directes pour Conakry. La Guinée, qui importe 100% de ses produits pétroliers, est extrêmement vulnérable à la moindre flambée du baril.
Déjà en août, le gouvernement avait dû ajuster les prix à la pompe. Une nouvelle hausse du brut sur le marché mondial, alimentée par l’insécurité à Ormuz, se traduirait mécaniquement par une augmentation du prix du carburant, du transport et du panier de la ménagère en Guinée.
Les yeux sont désormais tournés vers la Société Guinéenne de Pétrole et le ministère de l’Énergie, qui n’ont pas encore communiqué sur d’éventuelles mesures de stock stratégique.
La rédaction Siaminfos.com
