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Pluies diluviennes sur Conakry: Une fillette de 7 ans emportée par les eaux de ruissellement, à Tanènè Mosquée

La saison des pluies, déjà redoutée pour ses cortèges de désastres, a frappé un coup terrible mercredi dans la capitale guinéenne. Alors que des trombes d’eau s’abattaient sur Conakry, une fillette de 7 ans, Aïssatou Camara, a perdu la vie, emportée par les eaux de ruissellement dans le quartier de Tanènè Mosquée, dans la commune urbaine de Gbessia. Son corps sans vie a été retrouvé en aval, près de la base militaire.

Le drame s’est noué en quelques instants, dans l’après-midi du 15 juillet. La petite Aïssatou se trouvait avec sa mère, M’mah Sylla, à l’intérieur d’un conteneur servant d’habitation, lorsque la montée soudaine des eaux a tout emporté sur son passage.

« C’est l’eau qui a emporté mon enfant. J’étais couchée et je lui avais demandé de venir se coucher derrière moi. Elle a refusé. Le sommeil m’a ensuite dominée. Soudain, un bruit m’a réveillée. L’eau avait déjà emporté mon enfant. », a témoigné la mère, effondrée, encore sous le choc.

Dans un élan de désespoir, elle a alerté les voisins, qui ont entrepris des recherches. Hélas, c’est le corps sans vie de la fillette qui a été retrouvé plus tard vers le sud du quartier, aux abords de la base militaire, à quelques centaines de mètres du domicile familial.

Peu après la tragédie, le maire de la commune de Gbessia, Mamadou Saliou Fofana, accompagné de membres de l’exécutif communal, s’est rendu au domicile de la famille endeuillée pour présenter ses condoléances et témoigner le soutien de la collectivité. Une démarche qui, bien que symbolique, ne saurait effacer l’immense douleur d’une mère ni la perte d’une vie innocente.

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Ce nouveau drame illustre une fois de plus la vulnérabilité chronique de la capitale guinéenne face aux fortes pluies. Chaque année, à l’arrivée de l’hivernage, les eaux de ruissellement transforment les artères de Conakry en torrents dangereux. Le manque d’infrastructures de drainage adéquates, l’urbanisation sauvage et l’occupation des zones inondables font de chaque averse un péril mortel pour des milliers de familles, notamment dans les quartiers précaires.

Entre pertes en vies humaines et dégâts matériels considérables, la saison des pluies s’annonce encore une fois comme une épreuve redoutable pour les habitants de la capitale. Si les autorités promettent régulièrement des solutions durables, les habitants, eux, continuent de payer le prix fort, au gré des caprices du ciel. Le drame de Tanènè Mosquée en est l’illustration la plus poignante.

Les obsèques de la petite Aïssatou Camara sont prévues ce jeudi 16 juillet à 10 heures, a-t-on appris d’une source proche de la famille.

Bah Mohamed pour Siaminfos.com

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