Session de rattrapage au baccalauréat : Mohamed Ansa Diawara dévoile les raisons et les orientations des admis
Le gouvernement guinéen, à travers le ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, a instauré une session inédite de rattrapage pour les candidats au baccalauréat unique. Désormais, les élèves qui n’ont pas obtenu la moyenne de 10/20, mais qui auront une note comprise entre 8,50/20 et 9,99/20, bénéficieront d’une seconde chance pour tenter d’accéder à l’université. Selon les autorités éducatives, cette initiative s’inscrit dans le cadre de la réforme du système éducatif national. Mais quelles sont les véritables motivations de cette mesure ? Mohamed Ansa Diawara, porte-parole du département, apporte des éclaircissements.
Interrogé ce mercredi 1er juillet 2026 par notre rédaction, Mohamed Ansa Diawara a indiqué que les raisons fondamentales de cette initiative visent à donner une chance à trois catégories de candidats lors du baccalauréat unique.
« Il y a bien longtemps, le ministre, Son Excellence Alpha Bacar Barry, a pris soin de mettre sur la table cette question de rattrapage, qui a été longuement débattue en conseil des ministres. Le baccalauréat étant un diplôme très prestigieux, certains cas interpellent. Pendant le processus, un certain nombre de candidats sont victimes d’accidents de la circulation. Si l’accident n’est pas grave, ils peuvent perdre un jour ou deux, revenir, continuer, mais échouer finalement. Il y a aussi des candidates mariées, en situation familiale, qui accouchent pendant les épreuves. Cette journée est alors perdue, et elles reviennent le lendemain en salle d’examen. Parfois, elles risquent leur vie pour accoucher : c’est un facteur qui nous intéresse. Enfin, le troisième cas concerne des élèves dits « d’opinion », très brillants et reconnus par leurs camarades, mais qui flanchent le jour de l’examen pour une raison ou une autre. Nous nous sommes dit que nous pouvions donc organiser une session de rattrapage », a-t-il expliqué.
Bien que cette initiative semble inédite en Guinée, elle existe déjà dans plusieurs pays du monde, a rassuré le porte-parole du ministère.
« Cela se fait ailleurs. Nous nous sommes dit qu’il était possible d’organiser une session de rattrapage, limitée à une seule série, au maximum, concernant ces trois types de candidats. Ces profils que je viens de citer ont généralement des moyennes comprises entre 8,50 et 9,99 », a-t-il précisé.
Si ces candidats parviennent à obtenir la moyenne lors de cette session, ils seront orientés vers les écoles techniques ou professionnelles, a tenu à préciser Mohamed Ansa Diawara.
Cheick Fantamadi pour Siaminfos.com
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