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Doko (Siguiri) : la famille de Mofa Sory qui se dit victime de harcèlement de la part des autorités, quitte le domicile

Quelques jours après avoir été libérée par les autorités judiciaires de la préfecture de Siguiri, la famille du fameux féticheur Mofa Sory et ses deux apprentis ont décidé de quitter leur domicile à Doko, une sous-préfecture située à 55 km du centre-ville Siguiri.

Selon les informations recueillies par le correspondant local de Siaminfos.com, la famille de Mofa Sory, les deux épouses du féticheur, ses enfants et ses deux apprentis féticheurs ont décidé ne plus revenir à la maison après leur libération. Ce, pour éviter d’être de nouveau incarcérés par les autorités judiciaires qui, jusqu’à présent, continuent à faire irruption au domicile du féticheur pour une éventuelle arrestation.

A en croire les témoignages de Saran Condé, une patiente de Mofa Sory qui d’ailleurs n’a pas voulu quitter la maison, les militaires continuent jusqu’à présent à faire des descentes musclées dans la famille et avec des menaces.

« Moi, je suis venue de Faranah pour me faire soigner chez Mofa Sory car, il est très doué dans le cadre du traitement des différentes maladies. Donc trois jours après mon arrivée, cela a coincé avec cet événement que tout le monde connaît aujourd’hui. Le premier jour de cet incident, les militaires bien armés sont venus en pleine nuit arrêter ses femmes, ses enfants et ses deux apprentis féticheurs. Mais moi, ils m’ont laissé parce que je suis une malade. Quand ils ont envoyé sa famille, deux jours après, elle a été relâchée et finalement sa famille n’a jamais accepté de revenir ici maintenant à la maison. Donc, nous les malades qui sommes restés ici, les militaires ont transformé notre vie en enfer car, ils viennent tous les jours, toutes les nuits nous proférer des injures de tout genre alors qu’on est jamais plus jamais liés à cet événement. Moi personnellement, les militaires m’ont plusieurs fois battu et ils sont allés jusqu’à jeter mon enfant de 8 mois à terre », déclare-t-elle.

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Plus loin cette patiente a lancé un cri de cœur à l’endroit des autorités guinéennes pour que leur vie soit épargnée.

« Tout ce qu’on demande aujourd’hui aux autorités guinéennes, c’est d’accepter de nous épargner car nous n’avons rien fait et on est nullement liés à cet événement. Je veux dire que Mofa Sory n’est pas un parent à nous donc à cet effet, ils peuvent pas nous mal traiter sous prétexte qu’on connaît où se cache Mofa Sory. Alors on vous en prie s’il vous plaît, épargnez notre vie pour l’amour de Dieu », martèle-t-elle.

A rappeler que les militaires font chaque jour plusieurs tours au domicile de Mofa Sory mais jusqu’à présent il reste toujours introuvable.

 

Depuis Siguiri, Mamadou Koumana Diallo pour Siaminfos.com

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