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Discours panafricaniste de Doumbouya à la tribune de l’ONU : Dr Faya Millimouno lance des fleurs au chef de la junte guinéenne

A l’écouter jeudi dernier, le chef de la junte guinéenne renvoyait l’image d’un défenseur du continent africain. À la tribune de l’ONU, en marge de la 78ème session ordinaire de l’institution, le colonel Mamadi Doumbouya n’a pas manqué de dire ses quatre vérités à la face du monde. Il a laissé entendre que l’Afrique devait prendre son destin en main en n’étant plus à la traine.

Pour le président du Bloc libéral (BL), interrogé ce lundi, 25 septembre 2023, c’est un discours qui avait tout son pesant d’or : « C’est un discours dans lequel le président a rappelé ce que la Guinée est. A un moment donné quand il a dit en terme simple qu’il n’est ni pour ni contre Paul ou Pierre, qu’il est simplement pour l’Afrique, ça m’a rappelé le choix historique du peuple de Guinée depuis 1958. Ce choix là doit continuer à être affirmé, c’est que nous n’avons pas à chercher un parent, on n’en a pas besoin. Nous avons été colonisés, nous nous sommes libérés de la colonisation, c’est pour que nous ayions le choix de choisir les partenaires de la Guinée pour son développement. Et cela ne doit subir aucune injonction de qui que ce soit. Le fait de le rappeler, c’était quelque chose d’extrêmement important. Le fait que le discours a eu un ton de panafricaniste, ce n’est pas quelque chose de nouveau. De notre indépendance jusqu’à maintenant, nous sommes à l’avant-garde du panafricanisme », a rappelé Dr Faya Millimouno avant de poursuivre :

« Je n’ai pas compris son discours comme une manière de mettre la croix sur la démocratie. Dans son discours, il a fait étalage d’un constat de la pratique du modèle démocratique sur le continent africain, et il a montré que cette pratique là est un échec, ce qui donne lieu à des coups d’État. Il ne s’est pas seulement limité aux coups d’État des hommes en tenue, il a aussi largement abordé le fait que c’est des coups d’État qui amènent d’autres coups d’État. Sur le constat de la démocratie sur le continent, on a à l’œil des présidents comme Paul Biya, les présidents congolais et gabonais, c’est toujours au nom de la même démocratie. Nous avons aujourd’hui des coups dont on appelle pas coups d’État de la même manière sinon que ça sauve l’intérêt des uns et les autres. L’Afrique doit s’assumer, je crois que ce message doit parvenir au monde entier. C’est bien qu’il l’ait dit, mais le pratiquer c’est ce que nous attendons. Nous sommes à un tournant décisif aujourd’hui, nous devons réécrire notre Constitution, si celle qui va sortir delà ne sera pas un copié-collé de la Constitution française ou américaine, je crois qu’on aura compris que la démocratie telle que nous la voulons, nous la voulons qu’elle soit contextualisée. Il faut que l’élite politique et intellectuelle africaine travaille à faire refléter les réalités de nos États, le choix que nous faisons », a-t-il déclaré chez nos confrères de FIM FM.

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Mohamed Lamine Souaré pour Siaminfos.com

 

 

 

 

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