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France: Rachid N’diyae, ancien ministre guinéen de la communication est décédé à l’âge de 68 ans

L’ancien ministre guinéen de la Communication, Rachid Ndiaye, est décédé ce mercredi 3 juin 2026 en France à l’âge de 68 ans, des suites d’une longue maladie. Figure respectée du journalisme international, il laisse derrière lui un héritage mêlé d’engagement politique, de rigueur intellectuelle et de passion pour l’information africaine.

C’est une voix grave et posée, fidèle aux principes d’une certaine exigence éditoriale, qui s’est éteinte. Rachid Ndiaye, ancien ministre de la Communication sous la présidence d’Alpha Condé (2010-2021), est mort en région parisienne, entouré des siens. L’annonce, confirmée en fin d’après-midi par des sources familiales et médiatiques, a suscité une vive émotion à Conakry comme dans les rédactions francophones d’Europe et d’Afrique.

Né à Labé, en Haute-Guinée, Rachid Ndiaye avait très tôt choisi la voie de l’excellence. Diplômé de l’Université de la Sorbonne, puis du prestigieux Centre de formation des journalistes (CFJ) de Paris, il avait forgé son outil de travail dans les plus grandes maisons. Il collabora successivement avec Radio France Internationale (RFI) , TV5 Monde et France 24 , où il incarna ce regard africain sur l’actualité mondiale.

Mais c’est en 2007, fort de ce réseau et de cette légitimité, qu’il osa le pari le plus personnel : la création du magazine Matalana « l’éclaireur » en soussou. Une publication panafricaine trimestrielle dédiée aux décideurs et aux intellectuels. Avec des dossiers fouillés et un parti pris de qualité, Matalana s’imposa comme une référence en Afrique de l’Ouest, bien au-delà des frontières guinéennes.

Nommé ministre de la Communication en 2014, Rachid Ndiaye hérita d’un secteur en pleine mutation, entre libéralisation des ondes et tentatives de régulation. Son passage au gouvernement, parfois critiqué par des journalistes qui lui reprochaient un trop grand loyalisme envers le pouvoir, fut aussi marqué par la modernisation du paysage audiovisuel public. Il œuvra notamment à la numérisation de la télévision nationale et à la formation des jeunes journalistes.

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Avec la disparition de Rachid Ndiaye, le journalisme guinéen perd un maître, et l’Afrique francophone, un de ces « éclaireurs » qui savaient allier la plume et l’action.

Siaminfos.com

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