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An 2 du CNRD au pouvoir: l’activiste Mamadou Kaly Diallo dresse un bilan  » mitigé pour ne pas dire catastrophique »

Mamadou Kaly Diallo, activiste de la société civile et défenseur des droits de l’homme a rejoint la longue liste des acteurs sociaux et politiques qui se prêtent à l’exercice de faire le bilan de deux ans du CNRD au pouvoir. Même s’il se réjouit de l’organisation du procès du massacre du 28 septembre 2009 au stade de Conakry, l’homme dresse un bilan mitigé des militaires.

Selon lui, le pays vit encore avec des restrictions de libertés individuelles et du droit à la manifestation. Pourtant, dit-il, tout ceci est consacré dans la charte élaborée par la junte elle-même.

« Un bilan mitigé pour ne pas dire catastrophique. C’est clair que nous avons salué l’organisation et le déroulement du procès des évènements du 28 septembre qui était tant attendu, tant réclamé dont les victimes avaient vraiment soif et ont soif d’ailleurs d’être rétablies dans leurs droits. Nous osons espérer que ce procès sera mené à bien et qu’au terme, il y aura un procès juste et équitable conformément à l’esprit de la déclaration universelle des droits de l’homme. Cependant, à part ce procès, nous dirons qu’il y a un recul très grave en matière de respect des libertés publiques, en matière des droits de l’homme. Vous savez, les autorités de la transition nous ont servi une charte qu’ils ont élaborée eux-mêmes, qui reconnaît les engagements pris à l’international qui consacre la liberté de manifestation, qui consacre la liberté d’opinion et d’expression. Aujourd’hui, la liberté de manifestation est systématiquement interdite sur les voies publiques. Ceux qui tentent de le faire sont réprimés et parfois même sont arrêtés et conduits devant les tribunaux. Aujourd’hui, il y a des restrictions des libertés d’expression. Beaucoup de médias en ont payé les frais et beaucoup de journalistes également. Vu la manière dont la transition est en train d’être conduite en mettant à part les acteurs principaux du pays, je pense qu’on ne peut pas parler d’avancées en matière des droits de l’homme », a-t-il indiqué avant de lancer un appel aux autorités de la transition:

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« J’en appelle à la sagesse des autorités pour inverser la tendance. Non seulement pour faire le respect des droits de l’homme et des libertés publiques comme étant la priorité des priorités mais surtout œuvrer pour qu’il y ait une justice équitable, indépendante qui répond aux attentes des justiciables. Je pense que les autorités doivent inverser cette tendance, en acceptant l’exercice de ces libertés entre autres: la manifestation, le principe contradictoire comme étant un acquis et une sorte de défiance vis-à-vis des autorités », lance l’activiste des droits de l’homme.

 

Ibrahima CAMARA pour siaminfos.com

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