Le parquet général près la cour d’appel de Kankan a annoncé l’ouverture de poursuites judiciaires contre les auteurs présumés des violences survenues lors des élections législatives et communales du 31 mai 2026. Dans un communiqué rendu public, l’institution judiciaire condamne fermement ces agissements et assure qu’aucun responsable ne bénéficiera d’un traitement de faveur, quelle que soit son appartenance politique.
Selon le document signé par Marwane Baldé, le parquet général dit avoir été saisi de plusieurs faits jugés particulièrement graves dans différentes localités relevant du ressort de la Cour d’appel de Kankan à l’occasion du scrutin.
L’autorité judiciaire fait état de violences, d’actes d’intimidation et d’atteintes à l’intégrité physique visant notamment des membres des Commissions administratives de centralisation des votes (CACV), ainsi que des agents des forces de défense et de sécurité chargés d’assurer la protection des personnes, des biens et du matériel électoral.
Face à ces incidents, le parquet général affirme condamner avec la plus grande fermeté ces comportements qu’il considère comme une atteinte aux lois de la République et au bon déroulement du processus électoral.
Dans cette optique, des instructions ont été données aux procureurs de la République, aux juges de paix et aux officiers de police judiciaire compétents afin d’engager sans délai des enquêtes. L’objectif est d’identifier, interpeller et traduire devant les juridictions compétentes les auteurs, co-auteurs et complices de ces actes répréhensibles.
Le parquet rappelle également que toute tentative de perturbation du processus électoral, toute destruction de biens publics ou toute violence exercée contre des agents de l’État est passible de poursuites conformément aux dispositions légales en vigueur.
Par ailleurs, l’institution invite les citoyens et les acteurs politiques à privilégier les voies de recours prévues par la loi en cas de contestation des résultats. Elle appelle à la retenue et à la responsabilité afin de préserver la paix sociale.
Le procureur général exhorte notamment les candidats qui contestent les résultats définitifs du scrutin à s’abstenir de toute incitation à la violence, aux troubles à l’ordre public ou à tout autre acte susceptible de compromettre la stabilité et la cohésion sociale.
Réaffirmant son engagement en faveur du respect de la loi et de la préservation de l’ordre public, le parquet général assure qu’il veillera à la protection des citoyens et de leurs biens sur toute l’étendue de son ressort judiciaire.
Enfin, l’institution prévient que des poursuites pénales seront engagées contre toute personne impliquée dans les violences et troubles enregistrés après les élections, « quelle que soit sa qualité ou son appartenance politique ».
Mohamed Aly Keita pour Siaminfos.com
