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Labé: à la rencontre de Fatoumata Dalanda Diallo, qui a titillé l’impossible malgré son handicap 

La journée internationale des droits des femmes célébrée le 8 mars de chaque année est une occasion de mettre en avant les avancées et les défis auxquels les femmes font face à travers le monde. Cette journée ne concerne pas seulement que les femmes dans les bureaux, elle permet également de faire un zoom sur celles qui appartiennent à des groupes souvent marginalisés notamment les femmes en situation de handicap. A l’occasion de cette journée, notre rédaction est allée à la rencontre de Fatoumata Dalanda Diallo, qui semble réussir l’impossible, malgré son handicap.

Au micro de Siaminfos.com, notre interlocutrice qui est responsable en charge des personnes vulnérables à l’Inspection régionale de la promotion féminine, de l’enfance et des personnes vulnérables de Labé, estime que la journée du 8 mars devrait être une journée de sensibilisation.

« Moi, je dirais d’abord que je ne suis pas victime de discrimination et je suis comme toutes les autres femmes qui sont là-bas avec lesquelles j’entretiens de bonnes relations. Pour moi, cette journée du 8 mars ne devrait pas être une journée de fête mais plutôt une journée de sensibilisation et de lutte pour continuer à faire entendre nos voix et à élever le ton pour que chaque femme ou qu’elle soit puisse vivre librement et en toute sécurité. Je reconnais qu’il y a eu des avancées en matière des droits de la femme, mais beaucoup de choses restent à faire parce que nous continuons à subir des violences. Nous sommes victimes de violences domestiques, de harcèlement sexuels et beaucoup d’autres formes de violences. C’est pourquoi, je voudrais que nous mettions cette journée du 8 mars à profit pour dénoncer toutes les formes d’injustice que nous subissons dans le monde », a-t-elle indiqué.

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Par ailleurs, cette responsable a mis l’accent particulier sur la discrimination que subissent les femmes handicapées avant de solliciter auprès des autorités la construction des édifices publics accessibles pour les personnes dans cette situation.

« Je voudrais m’accentuer sur les femmes handicapées physiques parce que nous subissons une double discrimination notamment celle du genre et celle liée à ce handicap. En tant que femme porteuse de handicap, je suis contre la discrimination, les inégalités et l’exclusion. Je dirais à ces femmes handicapées de ne pas baisser les bras. Aujourd’hui, il y a des handicapées qui ont des salons de couture voire des sites de lavage de véhicules. Certaines sont même des enseignantes. Moi qui vous parle, malgré que j’ai ce handicap, j’ai réussi à étudier jusqu’à l’université et intégrer même la fonction publique. Je gère en ce moment mon foyer et mon service. Je sollicite surtout auprès des autorités, de revoir l’accès aux édifices publics. Moi, lorsque j’étudiais à l’école Yacine Diallo, je rampais pour monter au lycée. A l’université aussi, j’étais au troisième étage. Et, ce sont mes frères qui me portaient au dos. Donc, je voudrais que l’État en construisant des infrastructures, prévoit des rampes d’accès pour les handicapées ou à défaut des ascenseurs pour un accès facile et rapide », a-t-elle ajouté.

Labé, Bachir Diallo pour siaminfos.com

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