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Mamou: le Fédéral de l’UFDG réagit à la dissolution des Conseils communaux

Comme il fallait s’y attendre, le président de la transition a à travers un décret lu sur les médias d’État mercredi, dissous tous les conseils communaux sur l’ensemble du territoire national. Pour le secrétaire fédéral de l’Union des forces démocratiques de Guinée à Mamou, le CNRD devrait plutôt s’intéresser aux différents  du chronogramme de la transition en lieu et place de cette dissolution.

« Ce n’est plus une surprise pour les Guinéens. Parce que ça avait déjà été annoncé préalablement par l’ex ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation. Donc, ce n’est pas une surprise bien que ce n’est pas ce que le peuple de Guinée aurait attendu d’eux. Nous sommes en 2024 maintenant et c’est l’année à laquelle la transition devrait finir. Donc, nous sommes à 9 mois de la fin de ces deux ans. Je pense que ce qui devrait être fait aujourd’hui, ce n’est pas une dissolution ou la mise en place des délégations spéciales. Mais, c’était d’organiser les élections proprement dites pour remplacer ces conseils communaux qui sont déjà à la fin de leur mandat par des conseils communaux qui sont légaux et légitimes », nous a confié Madjou Diallo.

Selon le premier représentant du parti dirigé par Elhadj Mamadou Cellou Dalein Diallo dans la ville carrefour, cette dissolution est une manière pour le CNRD de s’éterniser au pouvoir.

« Ce n’est vraiment pas une priorité. Le CNRD le sait et le peuple de Guinée aussi le sait. Rappelons que c’est un contrat de 2 ans que le CNRD est avec la Guinée, avec les institutions africaines sous régionales et internationales. Nous sommes presqu’à la fin de la deuxième année de ce délai, et absolument rien n’a encore été fait de façon effective parmi les 10 actions que le CNRD a imposées à la Guinée. Je pense que c’est un moyen de gagner du temps, c’est un alibi. Donc ce sont des arguments qui ne tiennent pas du tout. Je pense qu’on devrait se mettre aujourd’hui à l’école des autres pays qui ont émergé notamment la Sierra Leone, le Libéria, le Sénégal et beaucoup d’autres pays africains qui sont entrain d’émerger de façon très démocratique. On devrait privilégier les intérêts de la Guinée au détriment de nos intérêts personnels et individuels », a-t-il martelé.

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À noter que les affaires courantes seront gérées par les différents secrétaires généraux en attendant l’installation des délégations spéciales selon le même décret.

 

Mamou, Saidou kourouma pour Siaminfo.com

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