Guinée : nommé ministre de la Justice, Ibrahima Sory II Tounkara se dit conscient des défis qui l’attendent
Dans sa première déclaration publique depuis sa nomination, Ibrahima Sory II Tounkara, tout juste installé comme Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, a fait montre d’une profonde émotion et d’un sens aigu des responsabilités qui l’attendent.
Face à la presse, le nouveau ministre a exprimé une « joie immense, vraiment grandiose », tout en reconnaissant que « quand l’émotion est grande, les mots deviennent rares ». Il a d’abord rendu grâce à Dieu avant d’adresser ses remerciements au Président de la République, Mamadi Doumbouya, pour la confiance accordée, et au Premier ministre, Amadou Oury Bah, qui l’a proposé pour ce poste stratégique.
Conscient du poids de sa charge, Ibrahima Sory II Tounkara a prié pour être à la hauteur de cette « lourde mission » au service de la justice et des droits humains. Interrogé sur ses priorités, il s’est montré prudent, soulignant le caractère hautement stratégique de son département où « tout est priorité ». Il a néanmoins identifié un défi structurel majeur : les ressources humaines. « La magistrature guinéenne est aujourd’hui vieillissante, ce qui constitue déjà un chantier majeur », a-t-il reconnu.
Toutefois, le ministre a estimé prématuré de détailler un programme d’action précis. « Je viens d’être nommé. Je m’apprête à recevoir une feuille de route dans laquelle ma mission sera définie », a-t-il expliqué, insistant sur la nécessité d’attendre ce cadre officiel avant d’annoncer des orientations spécifiques.
Cette première prise de parole dessine les contours d’un mandat débutant sous le signe de l’humilité, du respect de la chaîne hiérarchique et d’une claire conscience des défis à relever. L’état de la magistrature et le renforcement de l’État de droit en Guinée apparaissent d’ores et déjà au cœur des préoccupations du nouveau chef de la Justice.
Bah Mohamed pour Siaminfos.com
